Préambule

 



UN JOURNAL INTIME EN LIGNE ?

 

Toujours surprenant de trouver dans un moteur de recherche de blogs la catégorie « journal intime ». L’intime n’est-il pas ce que l’on cache en général au plus grand nombre ? Le journal intime n’est-il pas ce cahier que dissimule toujours avec moult précautions la jeune fille ; pas même sa mère (surtout pas sa mère !) ne doit tomber de dessus. 
Par pudeur, et puisqu’on n’a droit qu’à un thème, je n’ai donc pas référencé ce blog dans le thème « journal intime ».

 

Mais l’intime, c’est aussi ce qui est intérieur et profond, ce qui constitue l’essence d’une personne. Ma nature intime est gay, homosexuel devrais-je dire, pour davantage signifier la prégnance du désir homosexuel dans mon existence, désir toujours contrarié par l’homophobie et la pandémie du Sida.

 

Les premiers textes publiés sont issus d'un journal commencé en novembre 1998, à l'âge de 36 ans.

 

En accédant à mon intimité, peut-être lecteur trouveras tu des réponses à tes propres questions, des références manquantes à ta culture gay, tandis que moi, en "m’exposant", je donnerai un sens nouveau à toutes ces lignes écrites et, qui sait, aurai-je aussi le plaisir de te lire.   
 

Miscellanées

Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 23:55

 

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Andrea Mantegna Minerve chassant les vices

Détail : la luxure

 

 

 

 

 

 

 

Sur le plateau de l’émission scientifique de France Inter, La tête au carré, hier après-midi, la « Secrétaire perpétuelle de l'Académie des sciences » déplorait que la science et la recherche fussent absentes de la campagne pour l’élection présidentielle. « Ma pauvre dame, l’ai-je coupée tout seul derrière mon poste, s'il n'y avait que cela ! »

Pour autant, je me demande, si à un moment donné, la Recherche, il ne faut pas arrêter...

Quoi ? Vous n’avez pas entendu parler de cette étude Inserm ?

 

Il y a désormais un temps certain, j’avais déjà dû avaler, non sans peine (elle était énorme), qu’à Gayland, au-delà de 35 berges, tu basculais dans le camp des vieux.

Même pas eu le temps de me résigner, que j’ai commencé à lire un peu partout que passé 45 piges, t’étais périmé sur « le marché du travail », contre 55 il y a peu. (Bon ça au moins, je ne devrais pas le subir ... encore que...).

Et puis cette étude Inserm qui m’apprend quoi ? Que ce n’est pas à partir de 60 balais que commencent à décliner tes capacités cognitives comme l’affirmait le dernier paradigme scientifique en la matière, mais à 45 ANS.

 

J’ai tremblé à l’idée que ça faisait bientôt cinq années que je déclinais... que nous déclinions, chéri ! (ça soulage toujours un peu de ne pas se sentir seul).

Sans le savoir, c’est fou, non ? Car je ne me suis aperçu de rien.
 
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Le temps de Topor

 

 

 

Qui a commandité cette putain d’etude ? Le patronat ?

Ce n’est pas possible, il doit y avoir une erreur. Pourtant, je lis :

 

Des tests individuels ont permis d’évaluer la mémoire, le vocabulaire, le raisonnement et la fluence verbale. (...)

Par exemple, au cours de la période de l’étude, le déclin des scores du raisonnement était de 3,6 % pour les hommes âgés de 45 et 49 ans et de 9,6 % chez ceux âgés de 65 à 70 ans. Les chiffres correspondants pour les femmes étaient respectivement de 3,6 % et 7,4 %.

 

Autrement dit, entre 45 et 70 ans, tu as encore toute ta mémoire et entre 90 et 96 % de tes capacités de raisonnement.

Par conséquent, tu n’as aucune excuse pour t’abstenir ou voter pour la fille du borgne.

 

Quant aux achats frénétiques de mots fléchés, de sudokus, d’exercices de gym cérébrale en tous genres, laisse tomber ! C'est prématuré. 

 

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Musée d'Orsay

 

 

 

 

En attendant, tu pourras toujours relire les dernières lignes de «Mémoires d’un vieux con » de Roland Topor.

 

Mon secret ? Rester compétitif.

Voir beaucoup d’expositions, car, on ne le répétera jamais assez, rien ne vaut la marche à pied pour maintenir la forme. Lire, car il faut savoir se reposer après l’exercice. Ne manger et ne boire que du bon. Et avoir de fréquents contacts avec la jeune génération pour étouffer dans l’œuf tout complexe d’infériorité à propos de l’âge. Je vous assure que lorsque je vais me regarder dans mon miroir, après avoir vu deux ou trois jeunes cons, ça me fait du bien.

Vieux con, soit, mais toujours vert !

 

 

NGT/ "Aging body", transformations, et des claques qui se perdent


 


 

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Le Caire 11-2-2011 - GoranTomasevic / Reuters

 

 

« Je me suis trompé de désir, de corps (...) »

 

Mince, je venais de manquer la diffusion du documentaire de Bruno Ulmer sur le musée d’Orsay. J’ai aussitôt programmé l’enregistrement de son autre film diffusé le même soir : Le ciel en bataille, signé Rachid B.

Samuel Gontier donnait envie de voir ce récit à la première personne, de l’auteur d’un remarquable documentaire Welcome Europa, qui nous avait fait partager les conditions de survie épouvantables de jeunes clandestins en Europe, marocains, kurdes ou roumains.

 

Son film Le ciel en bataille naît avec la mort imminente de son père, atteint d’un cancer.  L’auteur traverse la France en voiture pour aller voir à l’hôpital ce père avec qui il n’a jamais pu vraiment communiquer, et qui, à son sujet, ne savait que lui dire : « Mon pauvre fils ! »

 

 

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Denis Dailleux  Egypte 2006

 

 

 

Alors, le fils (nous) raconte pour la première fois ce qui l’a fait, ses souvenirs les plus forts, l’histoire de sa vie.

L’enfant de chœur, les pleurs de sa mère dans la voiture quand il fallut quitter le Maroc, Tarzan, son héros favori parce qu’il le trouvait beau, la volupté avec les garçons marocains, le sexe devenu pour toujours inquiet après ce premier test HIV qu’il fit à 18 ans, le médecin plaquant son métier pour la peinture puis le cinéma, son compagnon, médecin algérien, et enfin sa conversion récente à l’Islam, qui fit de lui Rachid.

 

Récit poignant d’un itinéraire au final cohérent, jusqu’à cet aveu terrible : « Je me suis trompé de désir, de corps, sur le sens du péché, sur ce qu'est la foi.»

 

 

Le ciel en bataille - Télérama du 7/1/2012

 

NGT / Au nom de l’amour  

 

 

 

 

 

 

Que se passerait-il dans un monde où la sexualité serait vraiment libre ?

 

Dans un tel monde, les raisons de mettre ses capacités à donner du plaisir sexuel à la disposition d’autrui ne seraient plus hiérarchisées. On cesserait de penser que les unes sont nobles et les autres ignobles.

Les activités sexuelles échapperaient non seulement à la répression pénale (on ferait ce qu’on veut de notre vie sexuelle du moment qu’on ne cause pas de tort aux autres) mais aussi à l’intervention morale (il n’existerait plus de mauvaises raisons de se servir de ses capacités sexuelles). Ce serait un monde où la sexualité serait enfin libérée du paternalisme politique et moral.

Mais on pourrait aller plus loin encore et imaginer un monde dans lequel il n’y aurait tout simplement plus aucune raison de se servir de ses capacités sexuelles. Ce serait un monde complètement libéré de la sexualité.

Dans un tel monde, l’obsession du sexe aurait complètement disparu. On n’y penserait pas plus qu’à Dieu dans les sociétés les plus laïcisées.

Le sexe n’aurait plus aucun intérêt pratique. Il ne serait plus une ressource dans nos marchandages avec nos congénères.

Il n’y aurait plus d’intérêt reproductif. Le recours à la procréation médicalement assistée sous toutes ses formes (clonage et utérus artificiel compris) deviendrait la règle générale.

Il n’aurait plus d’intérêt scientifique. Plus personne ne chercherait à expliquer les conduites en examinant les antécédents sexuels.

 

Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi on pourrait aimer vivre dans un monde où la sexualité serait enfin complètement libérée du paternalisme politique et moral.

Mais il est plus difficile de voir pourquoi on pourrait aimer vivre dans un monde complètement libéré de la sexualité, à moins d’être vraiment très puritain... ou très fatigué !

 

L'influence de l'odeur des croissants chauds sur la bonté humaine et autres questions de philosophie morale expérimentale de Ruwen Ogien

 

 

 

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Photo : Herbert Tobias 

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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 17:11

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Baptiste Giabiconi par Karl Lagerfeld pour le livre Beauty of violence

 

 

 

 

 

 

« Le luxe, c'est la liberté d'esprit, l'indépendance, bref le politiquement incorrect. »

 

 

A l’occasion de la dernière Fashion Week, Arte a diffusé « Lagerfeld confidentiel » de Rodolphe Marconi.

Un homme qui se considère comme « une improvisation totale », « une sorte de nymphomane de la mode qui n’atteint jamais l’orgasme » et qui se confie à Rodolphe Marconi, ça pouvait ne pas être mal. J’ai enregistré. Pas déçu....

 

Extraits.

 

Homosexualité

 

Lagerfeld raconte avoir questionné très jeune sa mère sur l’homosexualité, laquelle lui a répondu :

 

« Mais c’est rien, ce n’est pas un sujet, c’est comme une couleur de cheveux, y a des blonds, y a des bruns » [...]

 

Atteinte sexuelle

 

J’ai pratiqué très tôt mais ça c’est des détails que je garde pour moi. [...] Moi j’étais pratiquant à partir de 13 ans. [...] ça ne me paraissait pas grave, je ne voyais pas le sujet puisque c’était accepté. [...]

Je racontais tout, et je me souviens quand j’avais 11-12 ans, un été j’avais été attaqué par un monsieur ou par une dame ; ça se faisait beaucoup, les allemands sont assez comme ça [...] Vous savez ce que ma mère m’a dit ? « Mais c’est affreux tu t’es regardé ? Tu n’as qu’à te comporter de manière plus discrète et ça ne t’arrivera pas, c’est de ta faute. [...]

 

 

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Diane Arbus au Jeu de Paume de Paris

 

 

Mariage gay

 

C’était avant le pacs et je déteste l’idée du mariage bourgeois Dans le temps ils voulaient le droit à la différence et maintenant ils veulent faire comme les plus ennuyeux petits bourgeois et ça je suis un peu contre. Il fallait réinventer quelque chose de nouveau une nouvelle façon de vivre. Après tout le mariage tel qu’on le connaît, c’est une invention de l’Eglise pour la reproduction. [...]

Ceci dit ça peut être aussi emmerder le bourgeois en le forçant à accepter qu’on vive comme lui

 

Prostitution et pornographie

 

Je suis assez pour la prostitution, j’admire les gens qui font ça, parce que c’est tout de même pas très drôle. Heureusement ça existe, tout le monde n’a pas les moyens d’avoir une maîtresse entretenue ou un petit ami très cher.  Faut bien que les gens se soulagent sinon ils deviennent des assassins. Est-ce que c’est très moral comme position ? Mais c’est comme ça que je vois ça, moi. [...]

C’est facile de jouer la grande émotion, beaucoup plus difficile de faire une pipe devant une caméra  Je m’excuse, on peut toujours tricher pour l’émotion, mais à un moment donné... ça a une fonction dans la société, sinon on n’appellerait pas ça « le plus vieux métier du monde ».

 

 

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Le patron

 

Karl est capable de se séparer de quelqu’un avec qui il bosse depuis trente ans, en une seconde.

 

Les gens doivent avoir cette épée de Damoclès au-dessus de la tête sinon ça ne marche pas. [ ...] Le pardon ne fait pas partie de mes préoccupations, je n’ai pas eu d’éducation catholique.

 

Du besoin de posséder

 

Je n’ai plus besoin d’être physiquement propriétaire de choses. [...]

Maintenant je possède tout dans la tête et finalement c’est mieux, on peut l’emporter partout. [...]

La possession c’est encombrant faut surtout pas s’attacher aux choses.

 

Comme Rodolphe Marconi signale la gigantesque bibliothèque ultrasécurisée qu’abrite son hôtel particulier et dont ils sortent, Karl lui rétorque :

 

Ne m’en parlez pas c’est un cauchemar !

 

« Je ne veux pas être une réalité dans la vie des autres, je veux être comme une apparition. »

 

 

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Hedi Slimane diary 2011-02-08

 

 

 

 

  Le banquet de Trimalcion par AES+F

 

 

"Lagerfeld confidentiel", de Rodolphe Marconi sur Télérama (audio)

 

 

NGT/ Le plus vieux métier du monde et la fessée bientôt abolis  

 

 

NGT/ Fantômes de la villa Médicis  

 

 

  NGT/  A single man - Un homme au singulier

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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 12:25

 

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Photo : Alejandro Gonzalez

 

 

 
Bande-annonce en VOST français
 

Javier Fuentes-Leon à contre-courant (Contracorriente)

 

Je n’ai jamais mis les pieds au Pérou. Mon Pérou se résume pour l’heure au «temple du soleil », d’énormes montagnes, des lamas soupe au lait, et pleins d’incas dessus. Rien à voir avec ce beau coin de côte Pacifique, baigné de lumière blanche, où se vit l’amour caché de Miguel, pêcheur bientôt père d’un enfant qu’il a fait à Mariela sa femme, et Santiago, « le peintre » installé dans ce village de pêcheurs pour les beaux yeux de Miguel.

A Cabo Blanco, la prégnance de l’homophobie des hommes comme de leurs femmes, pétris de religion qu’ils sont, rend l’amour de Miguel et Santiago inconcevable, indicible, honteux, de cette honte dont il semble impossible de se relever.

 

Contracorriente est un mélo aussi convaincant que militant, avec une échappée bienvenue de réalisme magique. Javier Fuentes-Leon réussit même l’exploit de me faire trouver très « sexy » barbes et poils des deux hommes.

Une seule réserve de la chochotte qui s’insurge en se grattant : les étreintes à poil en roulé-boulé dans le sable mouillée. Honnêtement, Javi, tu ferais ça ?

 

 

Contracorriente sur Critikat 

 

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La honte selon Steve McQueen (« Shame »)

 

Une œuvre pour le temps présent, celui du sexe virtuel accessible en quelques clics, l’addiction qui va avec et quelques dommages collatéraux.

La nature a tellement été généreuse avec Michaël Fassbender, qu’on ne doute pas un instant qu’il fatigue son corps en ne pensant qu’à ça. Sauf que Brandon, le yuppie new-yorkais dont il tient le rôle, passe surtout son temps à se manualiser, et que s’il se décide à baiser « en chair et en os », c’est avec une prostituée en guise de « sex toy », selon les multiples scénarii pornos déjà vus maintes fois sur le Net.

Problème, le corps magnifiquement fait pour faire l’amour de Brandon est incapable d’y parvenir quand survient une vraie rencontre qu’on imagine un brin sentimental. Brandon connaît alors la honte de l’impuissant.

 

 

michael-fassbender-shame.jpg

 

 

 

Je comprends ça, l’émotion d’une relation qui vient foutre en l’air l’efficacité de la mécanique huilée de l’autoérotisme.

Pour moi, la principale honte du film, c’est celle-ci, celle de Brandon l’impuissant.

Mais l’addiction n’est qu’égoïsme, car il n’y a de place que pour elle. Alors forcément, quand débarque de manière inopinée une sœur bordélique qui pleure de s’être faite larguée et qui tombe aussitôt dans les bras de votre chef marié, vous ne pensez qu’à vous en débarrasser, sans mesurer combien elle va mal....

Faut-il interpréter la pipe que se fait faire Brandon désespérément bourré dans un "sex club" gay comme l’acte par lequel il touche le fond la honte ?

Il est possible que Steve McQueen dans un accès de moralisme l’ait voulu interprété comme tel, mais il filme tellement amoureusement son antihéros qu’il est permis de douter d’une telle intention. J’y vois pour ma part une manière de dire que l’addiction vous pousse toujours plus loin dans le « moralement incorrect » (je ne vais tout de même pas écrire « l’abject ») pour avoir votre dose.

 

 

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A part ça, contrairement aux détracteurs du film, je ne me suis pas ennuyé une minute, Steve McQueen signe de nouveau un film plastiquement irréprochable, avec une post synchro musicale aussi parfaite que celle d’un autre film important, L’exercice de l’Etat où la bande-originale de Philippe Schoeller était vraiment remarquable. Rien à voir, je sais.

 

 

 

 

Le plus vieux métier du monde et la fessée bientôt abolis

  

 

-          T’as entendu qu’ils veulent supprimer le tapin en punissant les clients ?

-          C’est pas vrai ?! C’est n’importe quoi, on va où ?

-          Sont pas foutus de nous sortir de la merde, alors faute de mieux, ils font plaisir aux mal-baisés.

-          Du boulot pour tous, bien payé et on fera pas les putes ! De toute façon, dans ce pays, on empêche les gens de travailler.

-          ... et maintenant de baiser. Merci la Suède ! On n’est pas obligé de faire leurs conneries.

-          La Suède ? J’croyais qu’ils étaient décoincés du cul ?

-          Ouais il paraît, sauf qu’ils ont aussi la parité...

-           ?

-          Les femmes ont autant droit au chapitre que les hommes ; et la plupart des femmes, tu le sais bien, ne supportent pas l’idée même de "prostitution".

-          Mais en France ? Y a pas de parité ?

-          Non, mais devine qui a lancé ce projet ?... Une femme.

-          Comme d’habitude, on fait chier les gens dans la merde...

-          Mais attends, c’est pas fini, dans le même genre, ils veulent interdire la fessée. ça vient aussi de Suède.

-          Naaannn ?! C’est pas vrai ?!

-          Siiiii ! Un môme pourra envoyer au tribunal ses parents, s’ils lèvent la main sur lui.

-           N’importe quoi ! ... Je crois que quelques roustes au bon moment, ne m’auraient pas fait de mal. Je n’en serais pas là où j’en suis.

-           Moi, je m’en suis pris un paquet. Mais faut dire que je les cherchais. D’ailleurs, il y a longtemps que je n’ai pas eu un « plan fessée », ça me manque.

-          Quelle salope ! T’as pas honte ?! [...]

 

 

Retranscription plus ou moins exacte d’une indiscrétion dans un café parisien

 

 

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Dessin de Seiji Inagaki   

 

 

 

Prostitution : Polémique autour de la pénalisation des clients - Le Nouvel Obs

 

Contre la pénalisation de la prostitution :

Un peu de philosophie morale avec Ruwen Ogien

  

Soirée fessée interdite sur Arte

 

  NGT / Querelle morale

  

 

 

 

 

Shirley & Co Shame, shame, shame (1974)

 

 

 

 

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