Préambule

 

UN JOURNAL INTIME EN LIGNE ?

 

Toujours surprenant de trouver dans un moteur de recherche de blogs la catégorie « journal intime ». L’intime n’est-il pas ce que l’on cache en général au plus grand nombre ? Le journal intime n’est-il pas ce cahier que dissimule toujours avec moult précautions la jeune fille ; pas même sa mère (surtout pas sa mère !) ne doit tomber de dessus. 
Par pudeur, et puisqu’on n’a droit qu’à un thème, je n’ai donc pas référencé ce blog dans le thème « journal intime ».

 

Mais l’intime, c’est aussi ce qui est intérieur et profond, ce qui constitue l’essence d’une personne. Ma nature intime est gay, homosexuel devrais-je dire, pour davantage signifier la prégnance du désir homosexuel dans mon existence, désir toujours contrarié par l’homophobie et la pandémie du Sida.

 

La plupart des blogs sont constitués d’une succession de billets rédigés à chaud et apparaissant dans un ordre ante chronologique, ce carnet Web est différent : j’y ai mis régulièrement en ligne des extraits d’un journal commencé en novembre 1998, à l’âge de 36 ans.

 

En accédant à mon intimité, peut-être lecteur trouveras tu des réponses à tes propres questions, des références manquantes à ta culture gay, tandis que moi, en "m’exposant", je donnerai un sens nouveau à toutes ces lignes écrites et, qui sait, aurai-je aussi le plaisir de te lire.   



30/11/2006 -
Les extraits de ce journal/carnet commencé en 1998 sont désormais en ligne. En trois mois, ce sont près de 150 pages, sans compter les illustrations, que je vous ai livrées. Puisque le passé a rejoint le présent, la fréquence de mes « post » va se ralentir.


10/4/2008 - Ce blog est confidentiel : chaque jour, vous êtes en moyenne 127 internautes à parcourir 3 "posts".

Miscellanées

Mardi 10 avril 2007

 

3e enquête sur la sexualité des français  

« ... Au moins une fois des pratiques homosexuelles... »

 

Les homosexuels ne se reproduisent pas entre eux et pourtant ils sont de plus en plus nombreux. Coluche

 

 

Désolé les homophobes, mais ce n'est pas parce que l'homosexualité tend à être plus tolérée que les homosexuels se multiplient dans la société : il n'a pas été trouvé plus de 4 % de personnes de plus de 17 ans pour déclarer avoir eu au moins une fois des pratiques sexuelles avec une personne du même sexe. Pour les hommes, ce pourcentage n'a pas bougé depuis la précédente enquête de 1992.

 

Ce chiffre, déjà peu élevé, surévalue pourtant le pourcentage d'homosexuels dans la population. En effet, seuls 1 % des femmes et 1.6 % des hommes déclarent avoir eu des rapports homosexuels au cours des 12 derniers mois, de plus, 13.5 % des femmes et 12.5 % des hommes rapportent avoir eu ces rapports avant l'âge de 18 ans.

 

Où l'on mesure combien est grande notre capacité à fantasmer et peu fiable notre Gaydar...

 

On est toutefois rassuré d'apprendre que ces chiffres augmentent au sein de la sous population de région parisienne (6 % des femmes et 7.5 % des hommes), en particulier chez les femmes de la quarantaine (8 %) et les hommes de 35-40 ans (6.6 %) et qu'en leur sein un maximum est atteint pour ceux qui déclarent un niveau d'étude supérieure à BAC+2 (11.5 % pour les femmes, 14.5 % pour les hommes).

 

Ouf ! Ça paraît déjà plus conforme à notre expérience, ça nous évite de devoir dire du mal des sondages.

 

« Homosexualité : Une acceptation plus forte malgré des résistances »

 

De jolis diagrammes en bâtons nous confirment que, quelque soit leur âge, les femmes sont bien plus fréquentables que les hommes. On se méfiera en particulier des garçons ayant le plus bel âge (les 18-24 ans), qui sont tout de même 1 sur 5 à considérer l'homosexualité comme « une sexualité contre nature ».

 

Pratiques sexuelles

 

Masturbation

 

Sans surprise, on vérifie que les femmes dans l'ensemble se masturbent moins que les hommes : plus de 90 % des hommes disent avoir déjà pratiqué la masturbation, contre seulement 60 % des femmes. « Une pratique régulière est présente chez près de la moitié des hommes jusqu'à 40 ans, puis la fréquence baisse avec l'âge. »

 

Une énigme tout de même que ces 10 % d'hommes et ces 40 % de femmes ne s'étant jamais touchés ? (Cf Libido au dessous de zéro in Post expo animal triste)

 

« Le recours à la prostitution ne diminue pas »

 

Dans les 5 dernières années, 3 % des hommes ont payé pour des rapports sexuels. Un chiffre stable. Le titre laisse sous-entendre qu'il devrait baisser.

Pourquoi le devrait-il alors que « l'offre » ne semble pas décroître, bien au contraire ?

 

Plus grand « appétit sexuel » des femmes et moindre frustration sexuelle des hommes ?

 

Hypothèse - plus que contestable - d'une certaine efficacité des lois Sarkozy réprimant la prostitution (racolage passif et poursuite des clients) ?

 

Sans trop de surprise, on note également que les pourcentage d'hommes qui y a eu recours dans les 5 dernières années est le plus fort parmi les 20-34 ans ("gros" besoins pour une « puissance » sexuelle maximale ?) et au sein des 50-59 ans : à ces âges, lorsque le désir sexuel est resté intact ou lorsqu'il se porte vers les personnes jeunes, l'argent n'est-il pas, le plus souvent, le seul moyen d'accéder à sa satisfaction ?


Le dossier de presse de l'enquête

 

http://www.liberation.fr/actualite/societe/240780.FR.php

 

 

 

 


 

 

 

 

Les fesses de Romulus

 

Deuxième visite/conférence au Louvre sur le thème de la représentation de la femme dans l'art français du XVIIIe au XIXe, de la peinture pour l'essentiel.

 

Salle Daru, dans son décor impérial de rouge et or, devant le tableau monumental, les yeux sur le cahier, j'ai noté consciencieusement :

 

« David, qui s'est probablement inspiré d'un tableau de Poussin, raconte ici la fin de l'histoire : les sabins pour récupérer leurs femmes attaquent le camp des romains. Romulus est de dos avec son bouclier, face à Tatius. Une femme en blanc, Ersilie sépare les combattants (en l'occurrence son mari Romulus et son père Tatius), à ses pieds d'autres femmes montrent leurs enfants et à cet instant précis, les lances se relèvent. David donne ici une vision active des femmes, (la révolution est passée là-dessus), celles de mères actives, prêtes à défendre leur famille. Même si le 19e n'a pas changé grand chose au statut de la femme, la manière dont elle est considérée évolue au cours de ce siècle. » [...]

 

J'ai relevé les yeux, visualisé en un coup d'oeil ce que notre conférencière était en train de nous raconter, pour aussitôt fixer les fesses nues de Romulus. Je m'en suis approché pour mieux les voir et j'ai fini par m'en détacher pour apprécier, aux deux extrémités de la scène, les deux jeunes garçons, également nus.

 

A la fin de la visite, lorsque nous sommes repassés devant ce tableau, Fernando a posé la question qui m'était naturellement venue à l'esprit : Un peintre capable d'autant érotiser un cul d'homme ne peut-il pas avoir nourri quelques penchants pour ses semblables ? 

 

Ainsi, je me suis souvenu que Dominique Fernandez se posait aussi peu ou prou la même question dans le chapitre sur l'Europe néoclassique de son ouvrage « L'amour qui ose dire son nom ? Art et homosexualité ».

 

Avec quel art, [...] le peintre dévoile le très joli cul du soldat romain campé au centre de la toile ! Le bouclier protège le haut de son corps mais laisse les fesses à l'air, contrairement à toute la tradition iconographique des bouts de tissu ou accessoires servant à cacher les parties « indécentes ». Complaisance ? Perversion ? Ou fidélité, une fois de plus à l'idéal antique ? Les contemporains restèrent perplexes, et tous ne furent pas convaincus de l'innocence du peintre, qui fut surnommé à cette occasion le « Raphaël des sans culottes », jeu de mots qui tirait le fameux néologisme exaltant de la démocratisation du costume chez les révolutionnaires vers un sens scabreux qu'ils n'avaient pas prévu. (p. 215)

 

Les sabines Jacques-Louis DAVID

 


 

Notes tactiles

 

Extrait d'un journal à quatre mains - Wat Po Massage School, Bangkok 2005

Une fille très paradoxale

 

 

Dans notre cours de massage, il y a une coréenne qui suit les cours avec assiduité, qui prend des notes et même des photos mais qui ne masse jamais, ni ne se fait masser. C'est un paradoxe : une folle de massage qui n'aime pas toucher, ni se faire toucher.

 

Très chaud

 

Elle éternue, tousse, pleure. Un tas de Sopalin plus tard, elle sourit enfin, les yeux rougis.

 

Une occidentale vient de manger thaï.

 

Ma coréenne...

 

... ne parle pas un traître mot d'anglais. Elle n'a plus vingt ans depuis longtemps, un visage blanc aplati de vieille geisha, et pourtant, quelle force, quelle précision lorsqu'elle me masse. Et pour cause, je viens d'apprendre de sa compatriote qui ne fait que regarder, qu'elle exerce depuis dix ans.

 

Je l'aiguille lorsque survient le trou de mémoire, elle en fait de même lorsque c'est mon tour. Nous communiquons bien, vaille que vaille, par sourires, grimaces et gestes divers...

 

Ma première expérience de sourd et muet tactile.

 

Rester humble

 

5e et avant-dernier jour. Après-midi. J'étais sur « l'étape 2 » en train de masser Gabriel sur qui je peux toujours compter « au cas où », pour me rappeler l'exercice suivant, lorsque Somchaï, nous demanda à tous deux de masser chacun une jeune fille.

 

Moi qui commençais à me sentir à l'aise, j'ai soudain perdu mes moyens devant cette fille enfant, aux membres si minces, si chétifs. Je craignais à chaque instant de lui faire mal, je cherchais sans arrêt ses points de compression et j'ai fini par être complètement perdu dans l'enchaînement. La petite était expérimentée et me guida autant qu'elle put. Pour couronner le tout, je suais comme une vache dans ma chemise de viscose (pas très agréable pour elle).

 

Notre prof mit un terme au calvaire que je lui faisais subir en s'imposant comme cobaye pour l'étape dernière (la 5). Rasséréné d'avoir retrouvé un corps noueux d'homme, je l'accomplis sans difficulté, avec pour finir les félicitations du maître.

 

Massez vous les uns les autres...

 

Cet après-midi, alors que Tom me massait j'ai eu l'occasion de lancer un coup d'oeil circulaire à la salle de cours. Tout le monde apprenait les gestes qui soulagent. Les uns, concentrés, les pratiquaient sur les autres, allongés en pleine félicité en attendant que vienne leur tour.

 

Je me suis dit que c'était une bien belle école que celle où l'on apprend des gestes que l'on prodigue aux autres.

 

Une école des bienfaits des gestes.

 

Concupiscence

 

Jeune, au grand jamais, je n'aurais osé mater, au reste, j'étais bien trop occupé à paraître. A mon âge, sans vergogne aucune, je mate le ventre de garçons indifférents.

 

 

par Thomas Querqy publié dans : notesgaydethomas
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Mardi 3 avril 2007

Children of men

 

Depuis que ma mère a rejoint RESF, elle me transfère régulièrement des mails d’appels à pétition, à rassemblement et/ou à parrainage pour empêcher des expulsions d’étrangers. Ces deux dernières semaines, l’arbitraire administratif et la violence policière déployée dans mon pays contre tous les étrangers ont pris chair.

 

Il y a d’abord eu le refus de renouvellement de l’autorisation de travail d’Hafida, algérienne, au parcours universitaire sans faute, actuellement inscrite en Master et qui assiste, en parallèle, déjà depuis près de deux ans une collègue mal voyante.

 

Ensuite, ce fut l’injonction faite à un de mes étudiants en année d’examen, centrafricain, de quitter le territoire national d’ici le 2 Avril[1].

 

Puis en rentrant du travail, j’ai dû traverser une foule de « sans papiers » place Stalingrad, des hommes d’Afrique noire pour la plupart, une minorité de chinois, dont l’un m’a tendu un tract d’information : http://www.journeedu22mars.net/.

Enfin, il y a eu cette interpellation de la directrice d’une école maternelle de Belleville après qu’elle se fut opposée à l'interpellation d'un parent d'élève sans-papiers.

 

 

L’ampleur des migrations vers les pays « riches », les tensions qu’elles peuvent y susciter,  le sort souvent inhumain subi par ces immigrés, m’ont fait penser à quelques films de fiction qui traitent de ces questions :

 

 

·               Le très beau long métrage du malien Abderrahmane Sissako En attendant le bonheur (2003) évoquant le désir d’exil vers l’Europe d’un jeune homme en transit dans un  village de pêcheurs de Mauritanie dans lequel il est déjà un étranger puisqu’il ne parle pas la langue locale.

 

·               Le Dirty pretty things (2001) de Stephen Frears sur le sort de l’immigré illégal.

 

·               Loin de Téchiné (2001) dont un des thèmes est aussi celui de l’immigration clandestine en provenance d’Afrique.

 

 

Enfin plus récemment, sortie en 2006, Children of men, inexplicablement traduit par « Les fils de l’homme ». A la réalisation,  Alfonso Cuarón, qui nous avait offert une heureuse surprise avec son Y tu mama tambien (http://notesgaydethomas.over-blog.com/article-3962170.html).

 

« Les fils de l’homme » appartient à un genre de film qui toujours m’intéresse, celui de l’anticipation. Pas de l’anticipation forcément spectaculaire, à grands renforts d’effets spéciaux, mais celle qui force juste un peu le trait de risques potentiels, de tendances, de phénomènes, et de dérives qui travaillent nos sociétés.

 

 

Je pense par exemple à Bienvenue à Gattaca et The Island (thématique autour des manipulations génétiques sur l’humain et du contrôle social), The Truman show (autour de la télé réalité), Minority Report (principe de précaution et société policière).

 

 

Le décor du film d’Alfonso Cuarón fait d’autant plus froid dans le dos, qu’une fois de plus, on a le sentiment qu’on n’est pas loin du désastre qui nous est montré : une planète dévastée par les catastrophes naturelles provoquées par la pollution, une planète également ravagée par les guerres, avec pour seul « îlot de paix », la Grande-Bretagne, submergée par des migrations massives et par conséquent devenue à la fois une forteresse et une immense prison. Une société ultra policière y parque des foules d’illégaux dans des camps, dans des conditions qui rappellent les camps d’extermination nazis. Pour couronner le tout, l’humanité est devenue stérile et la personne la plus jeune a 18 ans.

 

Ayant perdu tout espoir sur terre les populations dépressives se tournent vers les religions et ne cessent d’exprimer leur désespoir et leur différence dans des processions d’un autre âge ou dans des « djihad », tandis que les autres tentent de l’oublier dans d’énormes quantités d’alcool et d’Herbe.

 

Un homme est contacté pour assurer la sécurité d’une africaine sans papier : elle attend un bébé...

 

 

La critique de Télérama                 : http://www.telerama.fr/cinema/M0610161230543.html

 

En lien avec ce thème sur le blog                : Exils in Mauvaise nuit

 

 

Lettre à Fiona

 

 

Ma nièce m’a fait savoir que son trio ne savait pas comment introduire la problématique de leur TPE sur l’homoparentalité et que si j’avais une idée d’accroche, elle était preneuse (Cf Vie de famille III : le TPE de Fiona in Le style "Camp" selon Susan Sontag).

 

 

Répondre à son S.O.S me donna l’occasion de faire le point sur cette question.

 

 

Si j’ai bien compris la problématique que vous avez retenue est la suivante : « être parents est-il aujourd’hui possible pour un couple homosexuel ? » 

 

 

Il faut affiner cette question puisque la réponse est assez facile : il est aujourd’hui possible d’être un couple homosexuel avec enfants puisque la « famille homoparentale » existe. La question consiste davantage à se demander quels ont été les facteurs à l’origine de cette nouveauté, d’une part, d’autre part, à étudier quels sont encore les obstacles à son développement et sa pleine reconnaissance sociale.

 

 

En quoi cette question est- elle nouvelle ? L’évolution des mœurs dans la société, de la législation et donc la visibilité des homosexuels (notamment au travers du développement de la vie en couple), les ont amené à désirer et à revendiquer ce qui leur avait été toujours refusé et qu’ils s’étaient toujours interdits : être parents, avoir des enfants.

 

Comme le souligne l’anthropologue Maurice Godelier, c’est un fait historiquement nouveau : « la reconnaissance et l'acceptation de l'homosexualité ont varié dans l'histoire des sociétés occidentales, mais n'ont jusqu'à présent pas été associées au désir d'élever des enfants. La nouveauté est dans la volonté de le satisfaire. Selon M. Godelier, ce désir d'enfant adopté n'est pas particulier aux homosexuels : il se manifeste aussi chez de nombreuses femmes seules, témoignant du fait que parentalité et couple hétérosexuel ne sont pas inconditionnellement liés. (Nicolas Journet in Sciences Humaines n° 156 janvier 2005)[2]

 

 

Le couple homosexuel contemporain est ainsi une nouveauté historique et anthropologique. Son existence, sa visibilité sociale et sa reconnaissance par la loi sont des facteurs essentiels de l’émergence de ce désir de parentalité chez les couples homosexuels, ainsi que de la volonté nouvelle de le satisfaire (partie I).

 

 

Pour autant, fonder une famille pour un couple homosexuel requiert de surmonter de nombreux obstacles pratiques et réglementaires, particulièrement pour les hommes, ainsi que pour le conjoint qui n’est pas parent biologique, et dont le statut reste encore à être reconnu (partie II).

 

 

En conclusion, la « famille homoparentale » constitue une deuxième révolution anthropologique en ce qu’elle ébrèche le schéma d’une famille composée d’un couple hétérosexuel et de leurs enfants biologiques, pour des configurations plus complexes dans lesquels les enfants sont élevés par des adultes de même sexe, souvent par deux couples de même sexe, dans lesquels ceux qui prennent soin des enfants ne sont pas forcément ceux qui les ont engendrés.

 

Quoiqu’en pensent les opposants à la reconnaissance de ces structures familiales qui mobilisent pour faire valoir leurs arguments une pensée psychanalytique sujette à caution, ces dernières ne sont pas si différentes de celles, déjà reconnues en Occident, d’enfants élevés par des adultes qui ne sont pas leurs parents (dont les enfants adoptés), ou de familles monoparentales dont les pouvoirs publics ont autorisées l’avènement, ou encore de cette majorité d’enfants élevés dans des « familles recomposées ».

 

La résistance sociétale à la reconnaissance de « l’homoparentalité » par conséquent semble résulter surtout de la permanence d’une perception archaïque de l’homosexualité, empreinte d’homophobie (En conclusion).

 

 

Pour qui n’a pas suivi la campagne présidentielle, une réelle possibilité de rattrapage

 

 

Sélection pour allergiques pressés :

 

 

·               Le Vicomte est bon

 

·               Bayrou super star

 

Sur  http://blog-art.com/polemixetlavoixoff/

 

·               Ségoluxe

 

Sur http://blog-art.com/polemixetlavoixoff/page/3/

 



[1] Après une mobilisation, l’étudiant a obtenu un sursis et on espère qu’Hafida pourra retrouver son permis de travail.

 

par Thomas Querqy publié dans : notesgaydethomas
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Mardi 27 mars 2007

 

 

Welcome Europa doc. de Bruno Ulmer – Vu sur Arte

Ils s’installèrent pour prendre une bière à l’ombre des tilleuls du jardin du Luxembourg. Quand Alain eut terminé de lui raconter la fin de son histoire avec Vincent, Raphaël lui demanda comment il s’était fait volé sa carte bancaire.

-         Où as-tu encore été traîné, mon cochon ?

 

-         Bien vu ! Je me sentais seul après que Vincent eût débarrassé ses affaires. En revenant de déposer Mathieu chez les filles, je suis retourné au square. Un beau mec. J’aurais dû me méfier quand j’ai senti qu’il ne bandait pas mais son p’tit cul, sa bouche, sa main qui caressait mon torse sous la veste m’ont hypnotisé. Je n’ai pas senti mon portefeuille me quitter... J’aurai vraiment tout connu, même les « truqueurs »… Je pense que c’était un roumain.

 

-         Je t’envie.

 

-         Comment tu m’envies ? Donne moi ton portefeuille !

 

-         Non, je t’envie de pouvoir baiser avec autant de légèreté. Pour moi, tout ça, c’est inaccessible.

 

-         Mais Raph, y a la capote ?

 

-         Non, par pour moi ! J’ai à la fois commencé à baiser trop tôt et pas assez, ma mécanique du plaisir n’est pas du tout « safe » : Je ne crois pas pouvoir jouir avec des sexes capuchonnés. J’ai trop peur de succomber. ça serait vraiment trop con après m’être infligé autant d’années d’abstinence, terrorisé que j’étais à l’idée de choper le Sida.

 

-         De toute façon, tu as Jean-Paul, toi. Je vous le redis toujours, vous êtes pour moi le modèle de couple homosexuel auquel j’aspire.

 

-         Tu as raison. De toute façon, ce n’est pas dans notre contrat

 

Raphaël pensa un instant lui demander s’il pratiquait la fellation avec capote, le SSR[1] l’imposait. Cependant il s’abstint. Sa réponse serait sans surprise et ce n’était pas la peine de l’inquiéter au moment même où il se retrouvait sur le marché des cœurs à prendre.

 

Sur ces entrefaites, Alain dut le quitter brutalement à la suite d’un appel des filles lui rappelant que c’était lui qui s’occupait de leur fils ce soir.

 

En rentrant à l’appartement, après la suée de cette après-midi, Raphaël n’aspirait qu’à une chose : prendre une douche.

 

Tout en s’essuyant, il repensa au couple de pédés très mignons aperçu à l’expo. Il avait cherché sur leur visage une attention qui n’était jamais venue. « T’es trop vieux, mon gars ! Ils t’ont ignoré… Comme tu as sciemment ignoré les deux quinquas qui te dévoraient eux aussi du regard. » Tandis qu’il s’essuyait, son sexe grossissait irrésistiblement. Une petite sieste s’imposait.

 

by  Tomasz Sarnecki

 

Notes polonaises (II)


Yeux délavés

Croisé ce matin dans les rues de Krakow un jeune polonais, joli garçon, yeux délavés. Lui fixe mon bel anorak.

 

Bar Mleczny

 

Une cantine populaire avec self-service, une survivance du régime communiste. Tu commandes, les plats prêts sont annoncés à la cantonade, tu te lèves pour récupérer ton assiette. 1er expérimenté, l’excellent et populaire Polakowski 1899 dans Kasimierz.

 

Auschwitz – Birkenau

 

Jan ne veut pas y retourner : il avait mis deux jours à s’en remettre. On renonce pour rester en sa compagnie.

 

 

Cuisine

 

Selon Darek, la quintessence de la cuisine polonaise, ce sont les soupes. On se souviendra en particulier du Żurek, au jus fermenté de farine de seigle servie avec du saucisson fumé.

 

Dualité du « marché » du travail

 

De jeunes informaticiens profitent d’un week-end de ski payé par leur boite étrangère, tandis que des hommes plutôt âgés passent leur journée dehors dans le froid d’une rue piétonne du centre de Cracovie, à tenir leur un panneau indiquant un restaurant ou un bar au fond de la cour.

 

Exportations

 

Passé une semaine à chercher au moins un beau mec dans notre petite station des Carpates polonaises. En vain. Comme dans n’importe quel pays du Tiers Monde, les beaux produits seraient-ils systématiquement exportés ?

 

Nos deux spécialistes de la Pologne tombent d’accord pour dire que les polonais ne méritent pas les polonaises qui, elles, sont dans l’ensemble plutôt mignonnes ; elles l’emporteraient aussi largement sur les polonais « par leur énergie, leur présence et leurs couilles ».

 

PS Ce dernier soir à Krakow, les garçons polonais redorent leur blason

 

Retour aux origines ?

 

Le sentiment plutôt agréable d’être les seuls français de cette station, jusqu’à ce qu’on entende parler notre belle langue : un groupe d’adolescents du Pas de Calais (Divion) encadrés par deux jeunes élus de la mairie. Plusieurs d’entre eux pourraient bien descendre de mineurs polonais : teint très clair, yeux très bleus.

 

Cafés du soir

 

Toujours cosy grâce aux chandelles, vodka à la pomme plutôt que la bière que tout le monde semble préférer ici. Toujours terriblement enfumés, parole de futur ex-fumeur. Cette veille de départ, avons découvert par hasard le « café -galerie de photos » Pauza, sis dans un ancien appartement bourgeois : rien dans la rue n’indiquait son existence au 1er étage à part des éclats de voix. Paraît très branché et bien sûr exclusivement hétéro : http://www.pauza.pl/

 

Doublage à une voix

 

En allumant le poste de TV de la chambre, Jan nous a fait découvrir une bizarrerie polonaise : le doublage des films étrangers par la voix d’un seul lecteur qui lit toutes les répliques d’un ton monocorde. Survivance de l’époque communiste où les écrans des postes étaient bien trop petits pour supporter un sous-titrage et le doublage trop cher. Le Courrier International du 1er au 7 Mars reproduisait l’article d’un journal polonais dans lequel son signataire exhortait la télévision publique, à défaut d’avoir les moyens d’assurer un doublage de qualité, à se mettre au sous-titrage pour permettre aux polonais de « pratiquer et perfectionner leurs connaissances des langues étrangères ». 

Que nos propres dirigeants entendent cette exhortation !

 

 

Etre ou avoir 


Mon admiration pour le travail des instituteurs s’est encore accrue depuis que je retrouve une fois par semaine Valentin, le neveu de Gabriel, pour une petite séance de soutien scolaire. Confronté à ses difficultés d’assimilation d’outils indispensables (comprendre une consigne, organiser sa réponse, l’écrire correctement, savoir compter, etc.), je mesure davantage combien est essentielle et lourde la mission qui leur est confiée. Pour moi, un peu de préceptorat à dose homéopathique d’un enfant sans doute gêné pour apprendre par la présence de sa mère que la maladie détruit, pour l’instituteur, une vingtaine ( ?) d’enfants, aux capacités et contextes familiaux contrastés, qu’il faut bon an mal an faire progresser dans un groupe appelé classe. Que le gouvernement Rocard ait revalorisé leur profession en faisant d’eux des professeurs des écoles, n’était que justice !

 

Pour autant, aujourd’hui, je m’énerve à la perspective de devoir lui faire faire des divisions de nombres à trois chiffres. Je ne crois pas savoir. Son père a cherché sur Internet, sur des forums, manifestement, on n’est pas seuls.

 

 

Pour rendre hommage à cette profession, un certain Jean Dell a réalisé un sketch qui doit pouvoir faire rire au-delà du cercle des « porteurs à vie de cartables » :  

 

http://www.lets-jam.com/index.php/2006/11/27/795-jean-dell-nous-decrit-l-instituteur-de-demain

 



[1] sexe sans risque

 

Juan Tessi

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

par Thomas Querqy publié dans : notesgaydethomas
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