Préambule

 

UN JOURNAL INTIME EN LIGNE ?

 

Toujours surprenant de trouver dans un moteur de recherche de blogs la catégorie « journal intime ». L’intime n’est-il pas ce que l’on cache en général au plus grand nombre ? Le journal intime n’est-il pas ce cahier que dissimule toujours avec moult précautions la jeune fille ; pas même sa mère (surtout pas sa mère !) ne doit tomber de dessus. 
Par pudeur, et puisqu’on n’a droit qu’à un thème, je n’ai donc pas référencé ce blog dans le thème « journal intime ».

 

Mais l’intime, c’est aussi ce qui est intérieur et profond, ce qui constitue l’essence d’une personne. Ma nature intime est gay, homosexuel devrais-je dire, pour davantage signifier la prégnance du désir homosexuel dans mon existence, désir toujours contrarié par l’homophobie et la pandémie du Sida.

 

La plupart des blogs sont constitués d’une succession de billets rédigés à chaud et apparaissant dans un ordre ante chronologique, ce carnet Web est différent : j’y ai mis régulièrement en ligne des extraits d’un journal commencé en novembre 1998, à l’âge de 36 ans.

 

En accédant à mon intimité, peut-être lecteur trouveras tu des réponses à tes propres questions, des références manquantes à ta culture gay, tandis que moi, en "m’exposant", je donnerai un sens nouveau à toutes ces lignes écrites et, qui sait, aurai-je aussi le plaisir de te lire.   



30/11/2006 -
Les extraits de ce journal/carnet commencé en 1998 sont désormais en ligne. En trois mois, ce sont près de 150 pages, sans compter les illustrations, que je vous ai livrées. Puisque le passé a rejoint le présent, la fréquence de mes « post » va se ralentir.


10/4/2008 - Ce blog est confidentiel : chaque jour, vous êtes en moyenne 127 internautes à parcourir 3 "posts".

Miscellanées

Lundi 23 avril 2007

 

Il y a bien longtemps que je ne lis plus la feuille de choux « papier glacé » de la mairie de Paris mais je me souviens que le courrier des lecteurs concernant ce fléau des « déjections canines » sur le trottoir, y tenait une place essentielle.

Je voudrais ici élever le débat en abordant la question des déjections humaines.

 

Malgré l’armada de moyens déployés par la ville de Paris pour nettoyer les rues de la ville, il n’est pas rare désormais d’avoir son odorat et sa vue incommodés par des traces plus ou moins évidentes d’urine et parfois même d’excréments, de tout évidence d’origine humaine.

 

Comme moi, bien sûr, vous pensez tout de suite au nombre grandissant de SDF qui vivent dans la rue. Rien que ce week-end passé avec des neveux montés à Paris pour leurs 10 ans, n’avons-nous pas dû trois fois contourner des hommes allongés inanimés sur le trottoir. Gabriel a relevé alors que nous étions devenus indifférents à une situation qui nous avait profondément choqué en Inde du nord : « Il y a 20 ans, on aurait appelé les pompiers. »

 

 

Cependant, j’ai vu trop de mères faire faire leurs besoins à leur enfant dans le caniveau ou d’hommes pisser contre les arbres pour leur faire porter l’entière responsabilité de ce problème.

 

Vous allez où vous quand un besoin pressant se fait sentir ? Au café bien sûr. La demande est telle qu’il y est toujours inscrit en grosses lettres capitales que « les toilettes sont réservées aux consommateurs », avec, de plus en plus souvent, l’obligation de demander une clé ou un jeton.

 

Bref, si vous n’avez pas le « 1 euro 10 cts » minimum pour boire au comptoir le café qui vous autorisera à les utiliser, vous n’avez plus qu’à essayer de trouver des toilettes publiques.

 

Tellement rares qu’il n’y en a jamais lorsqu’on en a besoin, tellement difficiles à trouver que quelqu’un a réalisé un guide : pause-pipi.fr/paris.

 

Ah les sanisettes du groupe Decaux ! On doit à la droite d’avoir délégué ce service public en 1980. Outre le fait qu’elles doivent coûter 40 ou 50 cts d’euros, elles cumulent les inconvénients d’être souvent en panne ou inaccessibles et peu discrètes.

 

En écrivant ces lignes, j’apprends que la municipalité de gauche serait en train de les rendre progressivement gratuites :

 

http://www.lemoniteur-expert.com/btp/ville_urbanisme_amenagement/fin_annoncee_sanisettes_payantes_paris.htm

 

 

Enfin, il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser, c’est même carrément de l’effet d’annonce (exemples une seule sanisette gratuite dans le 18e et le 19e et aucune dans le 20e) : http://www.paris.fr/portail/Solidarites/Portal.lut?page_id=5459&document_type_id=5&document_id=9703&portlet_id=11759

 

 

Pire, en faisant un footing aux Buttes Chaumont, j’ai eu le choc de voir nouvellement condamnée la dernière vespasienne du parc. A ma connaissance, il n’y a plus un seul WC dans ce parc tant fréquenté, seulement des lieux d’aisance pour les chiens, un comble non !  Par ailleurs, je me demande s’il n’y a pas sous cette condamnation une intention moraliste : en finir avec la tasse, le gogue, la pissotière, ces lieux potentiellement homosexuels.

 

 

Allez amis Verts et socialistes de la Mairie de Paris ! J’ai pour vous un projet de gauche : mettre en place un service public gratuit de lieux d’aisance. Ce qui au passage nous permettra de renouer avec un progrès social datant du milieu du 19e siècle, voire même de l’antiquité romaine de Vespasien.

 

 

La dernière tasse de Marianne Blidon - janvier 2005

 

 

Sortie ce mois-ci à la Découverte, de la traduction d’un ouvrage écrit par un ancien prêtre devenu sociologue : Le Commerce des pissotières, Pratiques homosexuelles anonymes dans l’Amérique des années 1960, de Laud Humphreys :

 

http://www.univ-paris8.fr/sociologie/?p=233

 

 

http://www.pignon-ernest.com/

Sexe et graffitis

 

 

Las, la disparition des pissotières a également emporté avec elle une abondante « littérature ». Darek qui terminait ses études d’archéologie en France à la fin des années 1970 ( ?) avait choisi comme mémoire d’archéologie moderne, l’étude des graffiti de la Sorbonne.

 

Rien de plus juste que cette formule employée par Gabriel lorsqu’il lui avait fallu décrire Darek à Jan : « un adolescent quinquagénaire ». Darek avoue même avoir gardé un peu de son tempérament d’enfant : « j’étais alors toujours le premier à vouloir partir jouer et  le dernier à accepter de quitter le terrain de jeu, je voulais que ça dure toujours ». J’imagine aussi, sans difficulté, avec quel bonheur, notamment dans ces lieux sales, humides et puants que sont toujours des toilettes publiques, il a dû, d’arrache-pied, collecter ses graffiti avant de les classer.

 

Etait-ce dans le cadre de sa recherche bibliographique qu’il a déniché ce Sexe & Graffiti d’un certain Ernest Ernest ? Un objet rare, publié en 1979 aux Editions Alain Moreau, aujourd’hui disparues. Depuis 1965, Ernest avait alors recueilli 15 000 graffiti dont le recueil en livre le dixième. Il ne s’est préoccupé que des graffiti sexuels, la plupart par nature courts, certains de véritables romans feuilletons. Alain Jaubert (celui de la série Palettes sur Arte ?) termine sa préface à l’ouvrage qu’il titre Ernest ou l’or des tasses, en écrivant :

 

 

Des juges stupides ont déjà condamné l’entreprise. «Vous trouvez ça poétique ? » a demandé l’un d’eux. Leur point de vue : illisible, obscène, littérature de malades, pathologie, misère sexuelle... J’y vois au contraire la plus grande richesse. De l’écume de la mode à la profondeur de la transe, l’ordure sexuelle envahit tout. La subversion est générale : l’orthographe, la typographie, la calligraphie, le lexique, la rhétorique, l’épopée, la prophétie, la publicité, la citation illustre, le proverbe... Parodie et parodie de la parodie. Giclée du fantasme brut. Une seul phrase – fleuve, dansant, infinie et ouverte – qui court d’un mur à l’autre, de tasse en tasse, de ville en ville, et qui charrie dans son flot fabuleux les slogans de la religion souterraine, les comptines de la drague, les aphorismes de la dérive, les petites annonces du réseau secret, la gloire de la posture, les spasmes de la résistance... En somme, le grouillement bestial et angélique de la vie...

 

 

http://www.missticinparis.com/

Tables de matières

 

Hétérosexualité – Amour en groupe – Bisexualité – Homosexualité masculine – Sadomasochisme homosexuel – Homosexualité féminine – Onanisme masculin – Onanisme féminin – Zoo.

 

 

Extraits choisis au terme d’une forte autocensure, mais par lesquels le lecteur pourra peut-être juger dans quelle mesure la condition homosexuelle a changé.

 

 

  TROUVE-T-ON ?

 

Où faut-il aller pour rencontrer de beaux mâles ?

 

Paris, Fac de médecine près d’Odéon, été 1970

 

où trouver enfin ! de beaux garçons ?

 

Rép. Dans la rue, conasse de pissoirs !

 

Paris, Fac de médecine près d’Odéon, hiver 1975

 

où peut-on rencontrer jeunes garçons ?

 

Paris, American Express Opéra, print. 1973

 

Où trouve t'on des garçons à Chamonix ?

 

Chamonix, print. 1970

 

Où trouver des tantouzes à Genève ?

 

 Genève, été 1973

 

Où on suce à Moulins ?

 

Moulins, print. 1968

 

16-12-67

 

Urgent. qui connaît l’adresse d’un établissement, à Paris où on se fait enculer ?

 

Paris, Sorbonne, print. 1974

 

Auto-stop : faites du stop !

 

Jeune fait du stop en culote courte

 

c’est délicieux J’ai 15 ans et je jouït souvent

 

en voiture

 

Rép. Comment te reconnaître DRV ce jour

 

Bourg, été 1973

 

PROSTITUTION

 

Etudiant 22 ans cherche mec qui l'hébergerait

 

gratuitement, en échange prêterait sa grosse bitte

 

à peloter a sucer ou pour baiser RV

 

Nov. 76

 

Rép. D'accord si t'es beau gosse Où et quand

 

peut-on se rencontrer ?

 

Paris, Sorbonne, print. 1977

 

 

J.H. cherche emploi stable dans la pédérastie

 

rémunérée sérieuses références et grosse bite

 

Diplôme de branleur professionel (abonné B.N et

 

universités) en préparation.

 

Paris, Biblio. Nationale, aut. 1978

 

paysans

 

Bien monté. Paysan 40 ans viril chercha autre paysan bien balancé pour s'enculer tous les 2 comme 2 frères en douceur à font et en prenant son temps entre 25 et 50 ans RV.

 

Périgueux, été 1978

 

illettrés

 

Jeune homme grosse queue cherche illettré

 

à enculer DRV

 

Paris, Urinoirs publics, hiver 1970

 

objets spéciaux

 

Personne n’a encore pensé au portemanteau pour

 

assouvir ses besoins sexuels. Il s’agit là d’une

 

grave négligence. On n’imaginera jamais assez

 

la praticité de cet instrument. Essayez donc,

 

le plafond est bas, mais tant pis !

 

Paris, Sorbonne, hiver début 1967

 

 

Il n’y a jamais d’homme qui veuille m’enculer.

 

J’ai 17 ans, et quand je trouve personne je m’asseoie

 

sur une bouteille.

 

Rép. Mets-toi une grosse carotte, c’est aussi bon.

 

Genève, print. 1967

 

N'ÉCRIVEZ PAS !

 

arrete d’écrire des graffitis svp.

 

ça fait sale

 

or avec les communistes cette université est

 

suffisamment dégueulasse

 

Paris, Université Dauphine, aut. 1978

 

 

L’intellectuel français est un obsédé sexuel.

 

Les écrits sur les murs en sont une preuve

 

Paris, Place du Panthéon, print. 1973

 

 

La psychologie c’est l’obsession sexuelle rationalizée

 

Paris, Institut de psychologie Rue Danton, print. 1974

 

 

Pour approfondir sur les graffiti (étymologie, étude sémantique, commentaire)

Lien sur ce blog : Sur les murs de Pompéi in L'atelier de la tentation

 

par Thomas Querqy publié dans : notesgaydethomas
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Mardi 17 avril 2007

Detroit, ville sinistrée, ville musicale

Autour de 8 Mile

 

Dimanche matin, 11H45, Gabriel me donne le feu vert pour aller voir 8 Mile au MK2. Comme moi, il aime le rap de Slim Shady, « le maigrichon louche » qui y joue le rôle principal dans une histoire qui ne paraît pas très éloignée de la sienne.

 

Les polémiques autour de ses textes homophobes n’y ont rien fait, le jour où on m’a fait faire des abdos sur  Loose yourself , j’ai eu envie d’en écouter plus. A défaut de pouvoir vraiment apprécier ses textes,  j’ai tout de suite aimé la singularité de son « flow » et ses choix de musique.  Ça ne faisait aucun doute, le petit blanc était doué.

 

Eminem comme Rabbit le personnage qu’il incarne dans ce film a grandi à Detroit, du mauvais côté du rêve américain, celui des prolétaires, précarisés par la raréfaction du travail et sa trop faible rémunération (obtenir quelques heures supplémentaires à l’usine est un immense privilège qui se mérite). Au début du film, après avoir rompu avec sa petite amie, il se trouve contraint de retourner dans le mobil home où vit sa mère, son jeune amant connu au bingo et la petite dernière. L’amant est un ancien camarade de classe de Rabbit, un garçon peut-être déjà alcoolique qui attend le versement d’une prime d’assurance pour sortir de ses problèmes d’argent.  

 

En tous points, ces « petits blancs » partagent la condition de la très grande majorité des noirs de Détroit qui constitue les ¾ de la population de cette ville. 8 mile road marque la frontière entre la ville blanche et les quartiers noirs. Rabbit, comme le jeune Eminem, navigue entre les deux, cependant, le job qu’il a obtenu à l’usine et son talent pour faire du rap, le fait fréquenter surtout des noirs.

 

Visuellement le Detroit qui nous est montré a un peu des allures de New Orleans après le passage de l’ouragan « Katherina », une ville sinistrée et sinistre (voir aussi les photos de deux blogs "Detroit destroye" et Les immeubles abandonnés de Detroit - blog de mathias.rousseau)

 

 

 

On associe naturellement cette ville et sa région à l’industrie automobile et depuis une vingtaine d’années aux suppressions massives d’emplois. C’est d’ailleurs ce qui avait poussé Michaël Moore à réaliser le film qui allait le faire connaître en 1989, "Roger & moi". 

 

En effet, en 1986, viré de son journal après avoir refusé de publier un article antisandiniste, Michaël Moore revint à Flint, sa ville natale, et  retrouva une cité à demi-morte. La société General Motors (GM) venait de fermer ses portes. Tourné sur trois ans, ce documentaire a pour fil conducteur l’invitation toujours déclinée du PDG de GM de venir voir les conséquences économiques et sociales de sa décision.

 

Manifestement, la désindustrialisation poursuit son cours, Detroit va encore perdre 10 000 emplois suite à  la décision de la maison mère allemande Daimler-Benz de fermeture de deux usines Chrysler (http://cultureetloisirs.france3.fr/automobile/actu/28080893-fr.php, noter au passage la délicatesse de la rubrique dans laquelle s’inscrit la brève : culture et loisirs).

 

Tout cela serait définitivement déprimant si un tel contexte n’avait pas fourni le terreau d’un extraordinaire bouillonnement poétique et musical. Dans le genre du Rap bien sûr, paroles avant d’être musique, énergie exutoire au mal de vivre, garde-corps au-dessus du vide. Dans 8 mile, il est difficile de ne pas être bluffé par ces joutes oratoires rimées et rythmées improvisées n’importe où (8 mile extrait - joute a capella -) ou en club au cours de « clash », face à face entre deux rappeurs, deux MC, sur le son balancé par un troisième, le DJ.[1]

 

 

Cependant ce n’est pas tout, une histoire de la musique en général et de la techno en particulier ne manquera pas d’attribuer également à la ville de Detroit de la fin des années 1980, la paternité d’un genre musical nouveau, la musique Techno (Cf par exemple La techno de Guillaume Bara chez Librio musique 1999).

 

Si le rap est considéré d’abord comme une musique noire et que la techno est plus facilement associée aux blancs (...et aux gays), ses fondateurs à Detroit sont noirs.

 

La techno, plus expérimentale, plus proche aussi du courant techno rock et donc de la musique blanche, apparaît à Détroit en 1987 sous l'impulsion des créateurs noirs Juan Atkins, Marshall Jefferson et Derrick May. Les sons qu'elle présente sont plus urbains, plus industriels. A ce propos, Derrick May affirme qu'ils sont issus de l'atmosphère postindustrielle de leur ville d'origine qui présente d'énormes friches industrielles laissées notamment par la désertion de la compagnie Motor. Il explique que les créateurs ont insufflé dans leur musique le souvenir de leurs parents d'un âge d'or où tout le monde avait du travail : le bruit des usines et de la ville en effervescence. La liaison avec le courant de musique industrielle de la fin des années 70 est évidente aussi, à ce niveau. Les couches de population qui écoutent et dansent sur la techno sont sensiblement les mêmes au début que celles qui écoutent la house.

 

Source : CIREN - PARIS VIII

 

P.S. Réserve : Comme il s’agit d’une grosse production américaine, Rabbit alias Eminem est un gentil garçon qui souffre, tout ce qu’il y a de plus « gay friendly », mais ça on ne peut décemment s’en plaindre. Vive la fiction !

 

 


 

 

 

Sexe virtuel

 

Anon2: salut les meks

 

Anon2: ya quelqu'un,

 

Anon1: pa grand monde

 

Anon2: ta quelle age?

 

Anon1: 30

 

Anon1: et toi ?

 

Anon2: 18

 

Anon1: ok 

 

Anon2: je bande a donff ce soir

 

Anon1: cool

 

Anon1: ta cam?

 

Anon1: si oui prend une tof

 

Anon2: vous ètes parti?

 

Anon1: ki ?

 

Anon1: y rame un peu le chat ou koi ?

 

Anon2: tu bande?

 

Anon1: NAN ET TOI ,

 

Mecbi1: MOI OUI JE BANDE

 

Anon1: ta quelle age mecbi1

 

Anon2: au cas ou la photo en haut c moi

 

Mecbi1:  32 ANS

Anon1: t comment,

 

Mecbi1: MEC NORMAL ET TOI

 

Queutard: salut, tres envie de cracher mon yop

 

Mecbi1: VIENS SUR MSN 

 

[..]

 

Anon2: Qui pour branle hard sur msn??

 

bandan: slt a tous

 

Anon2: salut bandant

 

moi: salut

 

bandan: mecbi ok pour cam?

 

bandan: personne pour cam??

 

bandan: personne pour cam??

 

Anon2: oui moi si tu veut

 

Anon2: bandan

 

Anon2: alors ya quelqu'un

 

Anon1: marche pa bien tt ca !

 

Anon1: ya kelk1?

 

Anon1: laisse tomber c naze ici ca me fé débander tiens !!

 

Anon2: oui j'sui la

Echanges sur un « chat » pour adultes


 

 

 

 

Notes roumaines

 

Séjour en Roumanie en Mai 2005

 

Ferveur religieuse

 

 

·        Messe de minuit pour la Pâque orthodoxe, à la cathédrale de Sighisoara :

 

Bondée, toutes générations confondues. Ferveur manifeste, bougie à la main.

 

 

·        Une jolie petite église à proximité de la place de l’Unité à Bucarest, déserte lorsque je l’avais visitée avec Luc en 1992, aujourd’hui les gens s’y bousculent pour donner leur liste de morts.

 

 

·        Dans la cathédrale de la Patriarchie, les femmes font la queue pour se confesser à genoux sous l’étole du pope.  Une posture un tantinet équivoque.

 

Jeunesse des rues

 

 

·        Au pied de notre immeuble strada Mendeleev 

 

Chaque soir, deux ou trois enfants se tiennent devant le Nic, un supermarché ouvert 24 heures sur 24. Ils font un peu la manche et retournent à leurs jeux. Parfois, ils viennent s’allonger collés à une jeune fille prostrée, le visage toujours caché. Ce soir, l’un d’eux tortille du cul de manière obscène. Très tard dans la nuit, ils pousseront des cris qui nous obligeront à fermer la fenêtre.

 

Au matin, ils ont disparus, laissant la place à des marchands à la sauvette, d’oignons frais ou de pantalons.

 

 

·        En montant sur la colline de la Patriarchie

 

Nous voyons débouler en courant une meute de préadolescents et une mamie. Ils stoppent leur course pour se diriger vers nous le sourire au lèvres et la main tendue. Je sers des mains et aussitôt je dois en chasser une qui commence à se glisser dans ma poche avant de pantalon. Gabriel me crie que l’un a commencé à ouvrir mon sac à dos à l’arrière. Je beugle un grand coup en virevoltant pour chasser cette nuée de mouches.

 

 

Autobiographie érotique de Bruce Benderson :

 

Récit de la rencontre de l’auteur  et d’un jeune gigolo en Roumanie

 

 

Le billet « Jalouse » dans http://notesgaydethomas.over-blog.com/article-4215482.html

 


 

[1] Voir aussi à ce propos, la vague du Slam

 

 

 

 

 

par Thomas Querqy publié dans : notesgaydethomas
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Mardi 10 avril 2007

 

3e enquête sur la sexualité des français  

« ... Au moins une fois des pratiques homosexuelles... »

 

Les homosexuels ne se reproduisent pas entre eux et pourtant ils sont de plus en plus nombreux. Coluche

 

 

Désolé les homophobes, mais ce n'est pas parce que l'homosexualité tend à être plus tolérée que les homosexuels se multiplient dans la société : il n'a pas été trouvé plus de 4 % de personnes de plus de 17 ans pour déclarer avoir eu au moins une fois des pratiques sexuelles avec une personne du même sexe. Pour les hommes, ce pourcentage n'a pas bougé depuis la précédente enquête de 1992.

 

Ce chiffre, déjà peu élevé, surévalue pourtant le pourcentage d'homosexuels dans la population. En effet, seuls 1 % des femmes et 1.6 % des hommes déclarent avoir eu des rapports homosexuels au cours des 12 derniers mois, de plus, 13.5 % des femmes et 12.5 % des hommes rapportent avoir eu ces rapports avant l'âge de 18 ans.

 

Où l'on mesure combien est grande notre capacité à fantasmer et peu fiable notre Gaydar...

 

On est toutefois rassuré d'apprendre que ces chiffres augmentent au sein de la sous population de région parisienne (6 % des femmes et 7.5 % des hommes), en particulier chez les femmes de la quarantaine (8 %) et les hommes de 35-40 ans (6.6 %) et qu'en leur sein un maximum est atteint pour ceux qui déclarent un niveau d'étude supérieure à BAC+2 (11.5 % pour les femmes, 14.5 % pour les hommes).

 

Ouf ! Ça paraît déjà plus conforme à notre expérience, ça nous évite de devoir dire du mal des sondages.

 

« Homosexualité : Une acceptation plus forte malgré des résistances »

 

De jolis diagrammes en bâtons nous confirment que, quelque soit leur âge, les femmes sont bien plus fréquentables que les hommes. On se méfiera en particulier des garçons ayant le plus bel âge (les 18-24 ans), qui sont tout de même 1 sur 5 à considérer l'homosexualité comme « une sexualité contre nature ».

 

Pratiques sexuelles

 

Masturbation

 

Sans surprise, on vérifie que les femmes dans l'ensemble se masturbent moins que les hommes : plus de 90 % des hommes disent avoir déjà pratiqué la masturbation, contre seulement 60 % des femmes. « Une pratique régulière est présente chez près de la moitié des hommes jusqu'à 40 ans, puis la fréquence baisse avec l'âge. »

 

Une énigme tout de même que ces 10 % d'hommes et ces 40 % de femmes ne s'étant jamais touchés ? (Cf Libido au dessous de zéro in Post expo animal triste)

 

« Le recours à la prostitution ne diminue pas »

 

Dans les 5 dernières années, 3 % des hommes ont payé pour des rapports sexuels. Un chiffre stable. Le titre laisse sous-entendre qu'il devrait baisser.

Pourquoi le devrait-il alors que « l'offre » ne semble pas décroître, bien au contraire ?

 

Plus grand « appétit sexuel » des femmes et moindre frustration sexuelle des hommes ?

 

Hypothèse - plus que contestable - d'une certaine efficacité des lois Sarkozy réprimant la prostitution (racolage passif et poursuite des clients) ?

 

Sans trop de surprise, on note également que les pourcentage d'hommes qui y a eu recours dans les 5 dernières années est le plus fort parmi les 20-34 ans ("gros" besoins pour une « puissance » sexuelle maximale ?) et au sein des 50-59 ans : à ces âges, lorsque le désir sexuel est resté intact ou lorsqu'il se porte vers les personnes jeunes, l'argent n'est-il pas, le plus souvent, le seul moyen d'accéder à sa satisfaction ?


Le dossier de presse de l'enquête

 

http://www.liberation.fr/actualite/societe/240780.FR.php

 

 

 

 


 

 

 

 

Les fesses de Romulus

 

Deuxième visite/conférence au Louvre sur le thème de la représentation de la femme dans l'art français du XVIIIe au XIXe, de la peinture pour l'essentiel.

 

Salle Daru, dans son décor impérial de rouge et or, devant le tableau monumental, les yeux sur le cahier, j'ai noté consciencieusement :

 

« David, qui s'est probablement inspiré d'un tableau de Poussin, raconte ici la fin de l'histoire : les sabins pour récupérer leurs femmes attaquent le camp des romains. Romulus est de dos avec son bouclier, face à Tatius. Une femme en blanc, Ersilie sépare les combattants (en l'occurrence son mari Romulus et son père Tatius), à ses pieds d'autres femmes montrent leurs enfants et à cet instant précis, les lances se relèvent. David donne ici une vision active des femmes, (la révolution est passée là-dessus), celles de mères actives, prêtes à défendre leur famille. Même si le 19e n'a pas changé grand chose au statut de la femme, la manière dont elle est considérée évolue au cours de ce siècle. » [...]

 

J'ai relevé les yeux, visualisé en un coup d'oeil ce que notre conférencière était en train de nous raconter, pour aussitôt fixer les fesses nues de Romulus. Je m'en suis approché pour mieux les voir et j'ai fini par m'en détacher pour apprécier, aux deux extrémités de la scène, les deux jeunes garçons, également nus.

 

A la fin de la visite, lorsque nous sommes repassés devant ce tableau, Fernando a posé la question qui m'était naturellement venue à l'esprit : Un peintre capable d'autant érotiser un cul d'homme ne peut-il pas avoir nourri quelques penchants pour ses semblables ? 

 

Ainsi, je me suis souvenu que Dominique Fernandez se posait aussi peu ou prou la même question dans le chapitre sur l'Europe néoclassique de son ouvrage « L'amour qui ose dire son nom ? Art et homosexualité ».

 

Avec quel art, [...] le peintre dévoile le très joli cul du soldat romain campé au centre de la toile ! Le bouclier protège le haut de son corps mais laisse les fesses à l'air, contrairement à toute la tradition iconographique des bouts de tissu ou accessoires servant à cacher les parties « indécentes ». Complaisance ? Perversion ? Ou fidélité, une fois de plus à l'idéal antique ? Les contemporains restèrent perplexes, et tous ne furent pas convaincus de l'innocence du peintre, qui fut surnommé à cette occasion le « Raphaël des sans culottes », jeu de mots qui tirait le fameux néologisme exaltant de la démocratisation du costume chez les révolutionnaires vers un sens scabreux qu'ils n'avaient pas prévu. (p. 215)

 

Les sabines Jacques-Louis DAVID

 


 

Notes tactiles

 

Extrait d'un journal à quatre mains - Wat Po Massage School, Bangkok 2005

Une fille très paradoxale

 

 

Dans notre cours de massage, il y a une coréenne qui suit les cours avec assiduité, qui prend des notes et même des photos mais qui ne masse jamais, ni ne se fait masser. C'est un paradoxe : une folle de massage qui n'aime pas toucher, ni se faire toucher.

 

Très chaud

 

Elle éternue, tousse, pleure. Un tas de Sopalin plus tard, elle sourit enfin, les yeux rougis.

 

Une occidentale vient de manger thaï.

 

Ma coréenne...

 

... ne parle pas un traître mot d'anglais. Elle n'a plus vingt ans depuis longtemps, un visage blanc aplati de vieille geisha, et pourtant, quelle force, quelle précision lorsqu'elle me masse. Et pour cause, je viens d'apprendre de sa compatriote qui ne fait que regarder, qu'elle exerce depuis dix ans.

 

Je l'aiguille lorsque survient le trou de mémoire, elle en fait de même lorsque c'est mon tour. Nous communiquons bien, vaille que vaille, par sourires, grimaces et gestes divers...

 

Ma première expérience de sourd et muet tactile.

 

Rester humble

 

5e et avant-dernier jour. Après-midi. J'étais sur « l'étape 2 » en train de masser Gabriel sur qui je peux toujours compter « au cas où », pour me rappeler l'exercice suivant, lorsque Somchaï, nous demanda à tous deux de masser chacun une jeune fille.

 

Moi qui commençais à me sentir à l'aise, j'ai soudain perdu mes moyens devant cette fille enfant, aux membres si minces, si chétifs. Je craignais à chaque instant de lui faire mal, je cherchais sans arrêt ses points de compression et j'ai fini par être complètement perdu dans l'enchaînement. La petite était expérimentée et me guida autant qu'elle put. Pour couronner le tout, je suais comme une vache dans ma chemise de viscose (pas très agréable pour elle).

 

Notre prof mit un terme au calvaire que je lui faisais subir en s'imposant comme cobaye pour l'étape dernière (la 5). Rasséréné d'avoir retrouvé un corps noueux d'homme, je l'accomplis sans difficulté, avec pour finir les félicitations du maître.

 

Massez vous les uns les autres...

 

Cet après-midi, alors que Tom me massait j'ai eu l'occasion de lancer un coup d'oeil circulaire à la salle de cours. Tout le monde apprenait les gestes qui soulagent. Les uns, concentrés, les pratiquaient sur les autres, allongés en pleine félicité en attendant que vienne leur tour.

 

Je me suis dit que c'était une bien belle école que celle où l'on apprend des gestes que l'on prodigue aux autres.

 

Une école des bienfaits des gestes.

 

Concupiscence

 

Jeune, au grand jamais, je n'aurais osé mater, au reste, j'étais bien trop occupé à paraître. A mon âge, sans vergogne aucune, je mate le ventre de garçons indifférents.

 

 

par Thomas Querqy publié dans : notesgaydethomas
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