Préambule

 

UN JOURNAL INTIME EN LIGNE ?

 

Toujours surprenant de trouver dans un moteur de recherche de blogs la catégorie « journal intime ». L’intime n’est-il pas ce que l’on cache en général au plus grand nombre ? Le journal intime n’est-il pas ce cahier que dissimule toujours avec moult précautions la jeune fille ; pas même sa mère (surtout pas sa mère !) ne doit tomber de dessus. 
Par pudeur, et puisqu’on n’a droit qu’à un thème, je n’ai donc pas référencé ce blog dans le thème « journal intime ».

 

Mais l’intime, c’est aussi ce qui est intérieur et profond, ce qui constitue l’essence d’une personne. Ma nature intime est gay, homosexuel devrais-je dire, pour davantage signifier la prégnance du désir homosexuel dans mon existence, désir toujours contrarié par l’homophobie et la pandémie du Sida.

 

La plupart des blogs sont constitués d’une succession de billets rédigés à chaud et apparaissant dans un ordre ante chronologique, ce carnet Web est différent : j’y ai mis régulièrement en ligne des extraits d’un journal commencé en novembre 1998, à l’âge de 36 ans.

 

En accédant à mon intimité, peut-être lecteur trouveras tu des réponses à tes propres questions, des références manquantes à ta culture gay, tandis que moi, en "m’exposant", je donnerai un sens nouveau à toutes ces lignes écrites et, qui sait, aurai-je aussi le plaisir de te lire.   



30/11/2006 -
Les extraits de ce journal/carnet commencé en 1998 sont désormais en ligne. En trois mois, ce sont près de 150 pages, sans compter les illustrations, que je vous ai livrées. Puisque le passé a rejoint le présent, la fréquence de mes « post » va se ralentir.


10/4/2008 - Ce blog est confidentiel : chaque jour, vous êtes en moyenne 127 internautes à parcourir 3 "posts".

Miscellanées

Jeudi 5 octobre 2006

Un soupçon de rose (a touch of pink) d’Ian Iqbal Rashid (GB/Can) 

11/11/4

 

 

Un garçons d’honneur (wedding banquet) chez les pakis ismaëliens avec une trouvaille drôle : la présence de Cary Grant, compagnon imaginaire d’Ali, qui a de l’humour pour deux. Très drôlement dialogué.

A sa mère qui l’exhorte à rire parce que c’est un excellent remède contre les problèmes et que l’humour est une qualité familiale, Ali rétorque qu’il a dû hériter du placebo. 

Un autre exemple : pour se réconcilier avec sa mère, Ali accepte d’assister au mariage de son cousin à Toronto où elle vit (lui vit peinard avec Giles à Londres).

 

Le cousin revenu bourré de son enterrement de vie de garçon, réveille Ali. Il essaie de le convaincre de se laisser prendre comme ils faisaient d’antan. La mère d’Ali, qui surprend la scène, l’engueule de se marier avec de telles pulsions, « pense à elle ! », le cousin lui répond que marié, c’est différent, il est un homme pas un gay, sa tante de lui rétorquer : « ce n’est pas parce qu’il y a un demi-queue dans le salon de ta mère, qu’il sert à quelque chose. Ici, personne ne sait en jouer. »

 

 

 

16/11/4

Ma vie en rose

 

 

Antoine donne quelques soucis à ses parents. Dans un groupe d’enfants, il se dirige sans hésitation vers les filles plutôt que vers les garçons de son âge. L’autre jour, cri du cœur de Antoine à sa mère : « maman, j’aimerais mieux être une fille ; les garçons n’arrêtent de se bagarrer. » (Propos rapportés sous le sceau du secret par Maman).

Allez, ne faîtes pas cette tête les parents, votre petit Antoine, c’est peut-être déjà un Don Juan. Et Alexandra arrête de chercher des noises à ton époux, tu sais bien que ce n’est pas héréditaire.

 

 

 

Vu ou entendu à la douche du club de sport

19/11/04

·               L’un se plaint d’avoir des problèmes et de fatigue. L’autre : « quels problèmes ? Ta mère n’est pas morte… »

·               Le serpent tatoué sur la fesse gauche de « Manu Ciao 

Débat au vestiaire du club de sport : pour ou contre les fentes ?

 

 

-      Ah moi, je suis pour qu’il supprime les fentes.

 

-         Moi, je préfèrerais qu’on supprime les biceps, c’est inutile, on s’en sert sans arrêt.

 

-         Ah bon ? Pour quoi par exemple ?

 

-         Euhh… Dans un éclat de rire : Pour se gratter le nez par exemple.

 

-         Non, vraiment, moi, les fentes, je sens rien du tout.

 

-         C’est que tu les fais mal. Ou alors que t’as trop de kilomètres au compteur. »

 

 

Sweat dreams

 

Cette nuit je léchais un garçon blond à la peau très claire et imberbe. Je l’avais arrosé d’un liquide qui avait bon goût. Alors qu’il me tournait le dos à quatre pattes, je lui tâtais les testicules. Gabriel était là et j’en ressentais quelque gêne.

 

 

Beau comme une image

 

Sa petite oreille percée de deux diamants, sa nuque lisse prolongeant un crâne parfaitement rasé, les longues phalanges de ses doigts secs qui jouent avec un briquet.  Il est lointainement mulâtre ou magrébin, il est jeune, il est beau.

 

par Thomas Querqy publié dans : notesgaydethomas
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