Ailleurs

Publié le 13 Mai 2011

 

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Il y a de cela un bout de temps, Erik m’avait parlé de l'espace culturel Louis Vuitton comme étant l’un des plus "hype" de l’art contemporain à Paris. Plusieurs fois, j’avais différé une visite. Un beau dimanche quasi estival, j’ai proposé à Gabriel d’en faire le but d’une traversée de Paris en Vélib.

L’exposition temporaire du moment portait un titre prometteur «Ailleurs », conçue par un commissaire, Paul Ardenne, dont j’avais lu avec intérêt quelques ouvrages, en particulier L'image corps, figures de l'humain dans l'art du XXe siècle.

 

L’accès à l’espace culturel qui se trouve, dans l’immeuble abritant le magasin Louis Vuitton sur les Champs, se fait en empruntant un ascenseur. On n’y monte pas seul. Une jeune fille blonde vous prie de la suivre et vous informe que vous ne montez pas dans un ascenseur mais dans une œuvre, qui va vous élever dans le noir et le silence (J’ai soupiré d’aise de ne pas avoir à étrenner ce caisson d’isolation sensorielle debout avec n’importe qui).

 

En fait, l’ascenseur donnait le ton, l’espace culturel en manque singulièrement : il campe au dernier étage du bâtiment dans des chambres de bonnes dont on a tombé des murs... Très éloigné de ce qui fait le charme d’un lieu d’art contemporain (d'immenses volumes avec pas grand chose dedans).
 
 
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Par endroits, on étouffe même un peu, aussi vous vous précipitez vers la porte fenêtre d’angle donnant sur une petite terrasse offrant une vue magnifique sur le quartier. Déception : l’accès y est interdit.

Il va sans dire que ça limite considérablement les possibilités d’exposition et l’ensemble nous laisse un peu sur notre faim (le concepteur de la bande-annonce du site a fait un travail remarquable).

Un truc très luxe tout de même : la maison vous offre un catalogue relié de l’exposition.

 

Bref. Vivement Nanard que ta fondation pour la création puisse emménager dans le bâtiment que t’a conçu Gehry ! Car pour l’heure, François  t'a largement damé le pion.

 

Qu’est-ce que j’apprends ? Le projet risque d'être retardé par une coordination de riverains du bois de Boulogne qui te fait des misères ? Ouh la la ! Ça me rappelle les emmerdes de François avec l’île Seguin ! Bon courage Nanard !

 

 

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Phileas Fogg 2.0 

 

Si tu meurs je te tue

 

 

 

Immersion parmi les kurdes du 10e arrondissement de Paris, aussi exotique et drôle que touchante et familière (il n’est pas un seul lieu de tournage que je n’ai reconnu).

L’actrice iranienne Golshifteh Farahani illumine le film de sa beauté émouvante (parole de pédé que la plastique féminine laisse le plus souvent de marbre).

 

 

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Mon beau-fils Gabriel

 

Maman est finalement plutôt excitée par l’idée de mettre en ligne une partie de ce qu’elle écrit et de pouvoir peut-être échanger avec des lecteurs. Ce week-end, je suis descendu à Bourg et nous avons profité de son abonnement Internet haut débit (toujours pas en place dans notre coin d’Ardèche où nous nous retrouvons habituellement) pour lui montrer comment créer un blog, insérer des vidéos, des liens hypertextes, etc.

Tandis que nous nous occupions à cela, elle m’a soudain dit : « J’ai enfin trouvé comment parler de Gabriel autour de moi, je dirai mon « beau-fils» ; non définitivement, je ne pouvais parler de lui en disant mon gendre, de gendre, je n’en ai qu’un seul, le mari de ma fille. »

« C’est tout aussi impropre stricto sensu, lui ai-je répondu, mais tu as raison, c’est parfait. Et puis, c’est vrai qu’il est beau »

 

 

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Rédigé par Thomas Querqy

Publié dans #expos, #ciné-séries, #famille

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