Covid 2022, bientôt l’épilogue ?

Publié le 23 Janvier 2022

Emmanuel Macron en belle compagnie à Saint Martin, sept. 2018

 

Starsailor - Four To The Floor (Thin White Duke Mix) - presque au hasard dans la play-list de réveillon du jour de l'an de José

Celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes.

Nicolas Machiavel "Le Prince"

 

Je m’étais promis de ne plus écrire une ligne sur le Covid 19. J’ai horreur de radoter. Sur ce sujet daté (on vient d’entamer l’année 2022), il me semblait avoir tout dit de ce que j’avais alors sur l’estomac. Je ne voulais plus m’indigner contre la coalition de la machine de peur des politiques, de médecins abonnés des médias et des journalistes, qui a rendu possible la mise en suspension sine die des libertés fondamentales de citoyens, traités comme des enfants, qu’on a fini par rendre crétins. A mon grand regret, il y a encore beaucoup à dire.

Je suis retourné à l’hôpital Avicenne à Bobigny pour une 3e dose avant les fêtes de fin d’année, sans aucun état d’âme : il était hors de question de me retrouver avec un passe sanitaire invalide au 15 janvier. De ce fait, je ne lis jamais les rapports en anglais que partage mon frère Melvil sur les accidents et effets secondaires des "vaccins" anti-Covid, d’autant que je crains moins l’incidence à moyen terme sur ma santé, que la boite de Pandore qu’a ouvert l’obligation du passe sanitaire impliquant le contrôle de la population par des données de santé.

Je n’en ai pas moins déploré la vie de citoyens de seconde zone imposée à tous ceux qui ont été plus fermes dans leur position de ne pas se faire injecter un produit développé à la hâte par des labos au casier judiciaire plus que chargé, d’autant que cela concernait la majorité des membres de ma nombreuse famille et apparentés de cœur. Je continue à compatir aussi à la situation de ma sœur dont l’activité ne reprend pas parce que la moitié de sa clientèle âgée a peur du Covid en salle close et que l’autre ne veut pas se vacciner ou maintenant refuse une 3e dose.

J’ai fait miens les résultats extraordinaires de protection du Pfizer et du Moderna contre le Covid, même si j’ai tout de même trouvé suspecte l’efficacité de produits développés dans des délais historiques, avec une nouvelle technologie : c’était vraiment beaucoup mieux que n’importe quel vaccin contre les coronavirus saisonniers. Rapidement, les données ont indiqué que la vaccination protégeait seulement des formes les plus graves, puisque même vaccinés, certains tombaient malades du Covid et en nombre. Ce n’est pas resté abstrait longtemps. La femme de mon frère Melvil, la petite cinquantaine comme lui, vaccinée, a été arrêté une semaine après avoir chopé le variant Delta, Melvil, non vacciné, l’a pris à son tour, et a supporté sa grippe durant une semaine. Autre exemple, après son repas de Noël, 70 % des invités de Colette, tous vaccinés 2-3 doses, ont fait une grippe Covid.

On a su également très tôt que la vaccination de masse n’empêchait pas d’être hôte et de contaminer. Pourtant, les pouvoirs publics ont continué à contraindre puis recommander à des populations de plus en plus jeunes de se faire aussi vacciner alors que le bénéfice/risque de la vaccination est de toute évidence défavorable pour ces jeunes, quoi qu’on ait pu lire.

 

 

A la fin novembre, avec Colette, on s’est associé pour organiser dans son nouvel appartement un réveillon du jour de l’an. Contre toute attente, la plupart des amis invités, ont confirmé leur présence. Notre DJ préféré, hypocondriaque, nous a fait une belle play-list mais rapidement il a parié (espéré?), l’interdiction des réveillons festifs. Il faut dire qu’entre-temps a commencé le battage sur le variant Omicron, avec de premières réactions gouvernementales de fermetures de frontières aussi stupides que peuvent l’être les chinois en poursuivant leur chimère de Covid zéro.

Pourtant, très tôt, on a appris qu’en Afrique du Sud, où il a été identifié, puis en Grande-Bretagne, ce variant circule beaucoup plus rapidement que les précédents en se multipliant au niveau des voies respiratoires supérieures, et du coup sans s’accompagner d’une flambée de formes graves. Cette bonne nouvelle indiquant que le virus entrait probablement dans sa phase endémique, ne fit guère la une des médias toujours en mode panique sur cette « 5e vague », se superposant à la queue de la 4e, avec une croissance exponentielle des « cas », et une certaine croissance des hospitalisations et admissions en soins intensifs mais tout à fait gérables, si les hôpitaux n’étaient pas encore plus dépassés que d’habitude avec des arrêts maladie Covid du personnel.

Les discours officiels et autorisés sont devenus de plus en plus incompréhensibles (et sans doute insensés), pour qui prend la peine de les questionner. Allez ensuite vous étonner de la tentative d’y donner un sens par l’argent, comme le font ceux qu’on affuble du qualificatif de complotistes !

En effet, cette panique est incompréhensible quand on sait que  90 %  des gens sont vaccinés à la mi-décembre. Le doute s’est encore accentué lorsque des études ont commencé à faire état du caractère éphémère de la protection offerte par le vaccin, requérant un booster 6 mois après les deux doses, puis même 4 mois après. Comme l’a dit malicieusement l’humoriste Franjo : « ce n’est pas un vaccin, c’est un lissage brésilien ». Quand il fût question d’administrer une 4e dose, Marco Cavaleri, chef de la stratégie vaccinale de l’Agence Européenne du Médicament (EMA) a fait une mise en garde contre les rappels en série : "Si nous avons une stratégie dans laquelle nous donnons des rappels tous les quatre mois, nous finirons par avoir potentiellement des problèmes de réponse immunitaire".

Avec un tel barouf, quand on s’est rapproché du 30 décembre, nos invités ont commencé à se débiner les uns après les autres. Ils étaient pourtant tous doublement voire triplement dosés. Alors, vous y croyez ou non à ce vaccin ? Non, c’était semble-t-il que les gens n’acceptent plus l’idée de stimuler leur système immunitaire par les désagréments durant quelques jours de symptômes grippaux. Colette a alors proposé dans l’espoir de récupérer quelques amis, ce que je n’aurais jamais cru pouvoir accepter de faire un jour  : « se tester pour faire la fête ». Ça n’a pas fait se raviser les lâcheurs, de notre côté on s’est acquitté de notre premier autotest chinois (on a dû prendre une photo qu’on a agrandi pour pouvoir lire le mode d’emploi), à notre grand soulagement négatifs, comme pour tous les survivants de ce Réveillon, qui fut très sympa, avec un peu moins de la moitié des invités initialement attendus.

 

“Nuits blanches“ - numéro homme automne 2017 photo Pierre-Ange Carlotti & Samuel Francois
“Nuits blanches“ - numéro homme automne 2017 photo Pierre-Ange Carlotti & Samuel Francois

 

La demande aux préfets de remettre l’obligation du port du masque dans la rue m’a fait de nouveau piquer une crise de nerfs. Cette fois-ci, pas un seul sujet dans les médias rappelant les oppositions à cette mesure inutile, sauf peut-être dans des zones où l’on piétine très nombreux et où l’on gueule en rangs serrés comme dans une manifestation.

Parce que comme disait la rubrique « ça va mieux en le disant » de Télérama, j’ai protesté pour la troisième fois auprès de la maire de Paris, cette fois-ci aussi auprès du préfet et même auprès de mon député (qui s’est avéré ne pas être le mien). Au même moment pour faire pression sur les parlementaires qui vont devoir discuter le projet de passe vaccinal, nous avons signé la pétition contre ce passe qui avait déjà dépassé tout de même le million de signatures, et en avons informé le député. Pour la première fois, la mairie répond à ma protestation :

Conformément à l'arrêté 2021-01317 portant mesures de police applicables à Paris en vue de ralentir la propagation du Covid-19 depuis le 31 décembre 2021, le port du masque est obligatoire, à l’exception de certaines personnes, sur la voie publique et dans les lieux ouverts au public à Paris.
https://cdn.paris.fr/paris/2021/12/29/18dd9ba6834d4c88bbb5048456630cbf.pdf

Toutes les informations sur le sujet sont accessibles à partir de cette page de paris.fr : les infos : www.paris.fr/covid-19

J’espère que c’est une machine qui se fout de ma gueule, car à choisir je préfère finalement quand les services de la maire ne répondent pas.

Côté préfecture, c’est un peu comme un suivi de colis commandé sur FNAC.com qui n’arrive pas : j’ai eu trois mails dont le dernier m’indiquait 15 jours plus tard que la Préfecture de Police accusait réception de mon message et que mon courriel était transmis aux services compétents. Quant au député…

Lorsque France Culture cherche à comprendre l’abstention, je me demande si ceux qui y ont la parole ne passent pas à côté de l’essentiel.

Heureusement, cette fois-ci, grâce à la diligence de quatre juristes soucieux de nos libertés, la décision du préfet Lallement a été suspendue 15 jours plus tard, au motif que la mesure n’était pas « proportionnée ». Ça ne m’a pas changé la vie car j’ai mis un point d’honneur à ne jamais porter un masque en extérieur, sans vraiment prendre de risque, eu égard l’invisibilité de la police dans les rues de Paris.

Dans le même temps, ce qui devait arriver arriva : le nouveau protocole sanitaire de rentrée dans les écoles, digne de feu l’URSS, provoqua des files d’attente... soviétiques devant les labos d’analyse et les pharmacies, rendant chèvres les parents des plus jeunes, tandis que les classes se vidaient. Ma proviseure a pourtant évoqué une réunion au Rectorat pour décider ou non de la mise en place de jauges en demi-classes. « C’est quoi cette idée à la con ? Ai-je dit à celui qui me rapportait cette information, on travaille déjà en demi-classes ».

Même si ce n’est pas perdu pour tout le monde, le coût des tests pour l'État s'élèvera à 1,5 milliard d'euros pour le seul mois de janvier 2022, contre 6,9 milliards d'euros pour l'ensemble de l'année 2021.

 

 

Sans surprise, le texte imposant le passe vaccinal, qui subvertit en profondeur l’État de droit, a été adopté avec quelques jours de retard grâce au travail de l’opposition qui a âprement ferraillé, et le Conseil constitutionnel, qui décidément ne sert à rien, a validé le texte, y compris les mesures de police confiées à tout un chacun… sans qu’il ne soit obligatoire de les appliquer.

A ce propos, à Noël, Fabien, le plus vieux copain de mon frère Jonathan devenu un fils adoptif, farouchement opposé au vaccin anti-covid, et porteur d’une haine un peu effarante à l’égard de Macron, m’a dit que ce dernier n’a jamais voulu imposer l’obligation vaccinale, de peur de devoir rendre des comptes devant la justice si des victimes contraintes de la vaccination le poursuivaient. J’ai trouvé l’idée intéressante car, au point où on en était des privations de libertés publiques avec ce Covid, je ne comprenais pas cette préférence pour le passe sanitaire puis vaccinal. En lisant deux articles sur le sujet, j’ai fait mienne l’idée que le gouvernement préférait un « nudge » coercitif, qu’il pensait plus efficace, qu’une mesure braquant des millions de français. Mais quand notre président a annoncé la couleur dans des termes indignes de sa fonction en disant qu’il voulait « emmerder les non vaccinés », je me suis dit, qu'avec cette grosse ficelle électoraliste, on n’était plus dans le « coup de coude » contraignant et que Fab disait peut-être vrai.

Quand la proviseure nous a informé qu’on ferait une journée portes ouvertes en distanciel, je n’ai pu m’empêcher de lui dire que c’était comme si nous étions de nouveau en février 2021, alors que désormais 92% de la population de plus de 18 ans est vaccinée 2 à 3 doses, que le masque nous est toujours imposé en intérieur, tandis que le Royaume-Uni venait d’annoncer mercredi la levée prochaine de l'essentiel des restrictions, et que dans plusieurs pays le Covid allait désormais être traité comme une maladie endémique, notamment par l'Espagne.

Pourtant hier sur la Pravda (France Info), l’idiote de service répétait en boucle : « Le variant Omicron frappe le pays de plein fouet et continue de susciter l'inquiétude avec 389 320 contaminations enregistrées en 24 heures, mais une légère baisse des malades en service de réanimation ».

Dans ce nouveau contexte, le passe vaccinal, à peine adopté, s’annonce déjà à contre-temps.

Dans moins de trois mois, on demandera aux enfants que le Covid a fait de nous, de redevenir le temps d’une élection des citoyens. Pour la première fois de ma vie, l’éthique de responsabilité que j’ai toujours fait prévaloir sur l’éthique de conviction, est mise à mal. Si j’en crois l’application Elyse que nous a fait découvrir Justine, pour moi, Macron sort toujours en tête (je serais d’accord avec 100 % de ses "propositions"), pourtant je ne digère toujours pas ses deux ans de gestion sanitaire.

Trois candidats promettent la fin de ce cauchemar : Mélenchon, Le Pen et Gargamel. No way !

A moins que notre président disruptif, envoie bouler tout ça très rapidement, se peut-il que je sois capable de m’abstenir pour la première fois de ma vie au 2e tour ?

Karine Dubernet : je me suis convertie au Covidisme #rireetchansons

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J
Ça fait du bien de lire ce qu'on ressent ou ce qu'on a intuitivement formalisé en soi... <br /> On se sent moins seul quand on voit ses propres amis s'éloigner de soi parce qu'on ne partage pas les mêmes opinions et les mêmes craintes en ces temps... qu'on aurait cru d'un autre temps !<br /> Décidément notre peur de la mort d'occidentaux "nantis" est réellement mortifère...
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T
Merci Jean-Jacques, de me faire sentir à mon tour moins seul, et pleinement d'accord avec votre dernière phrase. Celle de BHL en pleine crise sanitaire m'a fait un bien fou : https://thomas-querqy.tumblr.com/post/650779270873071616/aujourdhui-ce-qui-mint%C3%A9resse-cest-la-vie-et