Publié le 19 Août 2014

 « Great Black Music » (derniers jours)

Marcus Miller / Run For Cover

Plus que cinq jours pour profiter de l’extraordinaire exposition Great black music à la Cité de la musique. Gabriel et moi y avons passé plus de deux heures un soir de « nocturne » le vendredi, comme tout le monde en silence, le casque sur les oreilles devant des vidéos (tout écouter requiert plus de 11 heures).

Comme toujours pour une exposition, je m’étais muni d’un petit calepin pour une fois inutile, car le « smartguide » auquel on connecte le casque, donne accès à une application qui permet de mémoriser les références du morceau qui plaît sur une "play-list" qui est ensuite envoyée sur la boite électronique dont on a préalablement saisi l’adresse. Un partenariat passé avec Qobuz, un site de musique « haute fidélité » permet aussi de réécouter les morceaux en "streaming" voire de les acheter en qualité CD.

White Boys / Black Boys - Hair de Milos Forman (1979)

Récemment, une dépêche nous annonçait qu’un quart de la population mondiale devrait être africaine d’ici 2050, mais sur le plan musical, les Afriques et leurs diasporas irriguent les musiques populaires depuis plus d'un siècle, partout ou presque, notamment aux États-Unis et en Amérique Latine. Les racines noires du jazz, cette « musique classique » des États-Unis, du rock, de la soul, du funk, du hip hop, de la house music, voire de la techno ne font pas débat.

Mais à force d’être partout, le terme de « musiques noires » a-t-il du sens ?

Il est impossible de relier de façon unique les musiques noires à une matrice musicale africaine « pure et authentique ». Pourtant, des points communs relient entre eux les différents courants musicaux de la diaspora africaine. Un certain usage de courts motifs mélodico- rythmiques qui invitent irrésistiblement à la danse (le riff du blues, du funk ou de l’afrobeat, la boucle du hip-hop), un goût prononcé pour des structures rythmiques accentuant les temps faibles de la mesure (la contramétricité, le « backbeat »), la technique de « call and response » entre le soliste et le chœur, des échelles à cinq tons dites « pentatoniques », des timbres altérés qu’on entendait déjà dans la lutherie africaine et qui deviendront des « sons sales », les « dirty notes » de la musique américaine (la voix rocailleuse des bluesmen, la sourdine et le jeu wah-wah des trompettes de jazz, la saturation des guitares électriques…). En outre, les musiques noires sont intimement reliées à la vie quotidienne des communautés qui les ont vu naître : une dimension fonctionnelle affirmée là où la musique européenne avait patiemment tenté de s’inscrire au fil des siècles dans la logique de l’art pour l’art…

http://www.greatblackmusic.fr/fr/lexposition/

 « Great Black Music » (derniers jours)

Au premier regard de Daniel Ribeiro

Couvé par sa famille et son amoureuse, un ado aveugle est lentement, mais sûrement, attiré par un copain de classe... Le film de Daniel Ribeiro est aussi doux et optimiste que son héros. On est content de le voir se diriger hardiment vers son avenir et son grand amour. C'est charmant...

http://www.telerama.fr/cinema/films/au-premier-regard,492400,critique.php

En quelques mots, on ne saurait dire mieux que Pierre Murat.

 « Great Black Music » (derniers jours)

"Pratique commerciale trompeuse"

Il fallait s’y attendre, le nouveau repreneur de la plateforme de blogs Overblog, vient d’imposer cette fois-ci des publicités sur tous les blogs, qu’ils soient ou non encore en activité.

Pour dispenser les lecteurs de cette pollution visuelle qui n’arrête pas de s’agiter et qui ralentit ainsi le chargement des pages, le blogueur doit pour l’heure payer 60 euros par an (30 la première année). J’avoue que j’hésite encore à le faire, même si je conçois que dans une économie capitaliste, il s’agit d’un retour à la normale puisque aucun service ne peut y être gratuit.

Cependant, je m’interroge sur le niveau de revenus qu’Overblog peut espérer obtenir des publicités que la régie inflige à ce blog : « les performances de votre pc sont faibles, cliquez sur le bouton « oui » ci-dessous pour corriger les erreurs » ou « message important : réactualiser – l’utilitaire de restauration des pilotes a peut (sic) détecté 2 erreurs Windows nous vous recommandons vivement de mettre à jour vos pilotes immédiatement […] »[1]

Même de nature distraite, qui pourrait bien avoir l’idée saugrenue de répondre à ces injonctions en cliquant sur ces bannières mensongères (mon pc est neuf et Windows mis à jour) ?

[1] L’annonceur décidément prêt à tout, a même le culot de signer « Microsoft Partner ».

LIL' BUCK & PRIME TYME Lincoln Center Ronald Jenkees | YAK FILMS

J’imagine que le pari fait par les annonceurs et leurs intermédiaires et le même que celui des spammeurs « commerciaux », un très faible retour sur un grand nombre de « vues » suffirait à leur faire gagner du fric. Sauf que ce blog n’atteint même pas 100 visites par jour, niveau de trafic négligeable d’un point de vue publicitaire.

Alors un peu de publicité pour financer l’édition, s’il le faut vraiment, d’accord, mais pas ça! Quant à 60 euros par an pour y échapper, c’est trop cher puisqu’on peut héberger un blog Wordpress sur OVH pour 24 euros.

En attendant que ces attrape-nigauds disparaissent définitivement, vous pouvez toujours naviguer sur Firefox et télécharger par exemple Adblock Plus qui peut vous débarrasser de certaines publicités, tant que le média n'a pas trouvé la parade technique. Et puisque vous êtes de plus en plus nombreux à accéder aux pages de ce blog par ce moyen, sachez qu'une version existe aussi pour smart phone et tablette.

 « Great Black Music » (derniers jours)

Cascadeur - Ghost Surfer

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Rédigé par Thomas Querqy

Publié dans #musique, #expos

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