Sens dessus dessous

Publié le 9 Juin 2007

"Le hip hop moi j'kiff grav"

 

 

 

Grand tourbillon d’énergie pure,

Beauté sublime des corps dansants,

Époustouflante jeunesse, rendue folle de musique,

Corps tendus, tordus, distordus, cassés, pliés et volants,

Permanents défis à la pesanteur,

Pour exprimer, pour la grâce du geste, pour l’exploit, pour le rire,


En solo, en duo, en quatuor, à cinq ou à six,

Corps trépidants, sens dessus dessous,

Pour dire, pour la grâce, pour l’exploit, pour le rire,

Pour leur plaisir, pour le nôtre,

Tourbillon d’énergie pure,

Beauté sublime des corps trépidants.

 

 

Quel plaisir ! Pourquoi diantre, ne va-t-on pas plus souvent voir danser ?

Pas le Tanz Theater Wuppertal de Pina Bausch, on a définitivement renoncé : il n’y a jamais de place. Pas du ballet (néo) classique non plus, on garde ça pour la visite de nos nièces.

Non de la danse Hip-Hop, surtout depuis qu’elle se métisse avec d’autres disciplines de la danse et des arts en général, celle que nous a fait découvrir le Festival Cités Danse de Suresnes ou le Festival Danse HipHop Tanz  en Seine St Denis.
Hier soir, au Centre National de la Danse (C.N.D.) à Pantin, la Compagnie Trafic de Styles, qui elle flirte avec le cirque et le clownesque, donnait son spectacle Spécimen.

 

 

L’an dernier, presque à la même époque, je notais :


Bonheur du hip hop au festival Danse Hiphop Tanz au CND à Pantin avec Storm (Virtuelevation) et surtout la troupe de l’Irven Lewis Dance Theatre (Ignition) qui a mis le feu à la salle (3 mecs noirs splendides, un asiatique genre malais, une noire et une chinoise)


Pourquoi diantre, alors ne va-t-on pas plus souvent voir danser ? Ce n’est pas cher : 12 euros, pas loin : on peut même y aller en vélo par la piste du canal de l’Ourcq. En plus, cette année, le spectacle était non seulement poétique mais aussi drôle. Alors ?

 

... Penser À suivre la programmation.

 

 

 

 

P.S. Face aux prouesses des danses urbaines, difficile de ne pas se sentir physiquement handicapé, pour autant, ça peut vous donner aussi une envie furieuse de danser. Le CND propose en septembre un week-end « Danses partagées » (« Et si pour une fois, c’est vous qui dansiez au CND ? »). Ça me tenterait bien... Non, c’est ridicule. À mon âge... De toute façon, si le ridicule tuait, je serais déjà mort... « La danse, moi, j’kiff grav » Je vais leur passer un coup de fil pour vérifier les conditions d’accès.

 

 


 

Figures classiques du Hip-Hop, sans la fusion, mais non moins ébouriffantes :

http://www.style2ouf.fr/Video/breakdance-861-adrenaline-vs-sans-limites.html

http://www.dailymotion.com/relevance/search/hip%2Bhop%2Btanz/video/xnuxl_festival-danse-hiphop-tanz-mai05

 

Autres corps en mouvement, corps émouvants, dans ce blog :

http://notesgaydethomas.over-blog.com/article-5615050.html

 

Une vidéo de la performance de Dima Shine à Paris en 2006 :

 http://www.dailymotion.com/video/x1h1bx_dima-shine-equilibriste-russe

 


El cielo dividio

Pourquoi en parler ici ?


Un film qui raconte « la surprise de l’amour » et « la double inconstance » de deux jolis garçons n’ayant de cesse de s’étreindre, y compris dans les rues d’un Mexique macho, méritait bien une mention (® L'homophobie au Mexique par Marina Castaneda).


Pour autant, force est de reconnaître que son argument le plus fort réside dans la fraîche beauté de Jonas interprété par Fernando Arroyo (ma préférence) et de celle de Gerardo joué par Miguel Ángel Hoppe (celle de Gabriel). J’en profite  aussi pour présenter mes excuses les plus plates aux garçons mexicains. Car, depuis un voyage au Mexique en 1998, nous avions fait nôtre le jugement dernier de Jean-Louis (l’ami de Frédéric, le frère d’Elisabeth) : « les mexicains sont définitivement le peuple le plus laid sur Terre ».  Par la suite, la divine surprise de Gaël Garcia Bernal et de son copain d’Y tu mama tambien, furent considérée comme l’exception qui confirmait la règle.


Aujourd’hui, Jorge nous a conseillé de réserver cette vacherie aux boliviens.

 

 

 

 

Pourquoi parler encore ici de ce film qui aura du mal à trouver sa place dans une anthologie du film "gay" ?


Juste pour suggérer à ceux qui l’ont vu, d’imaginer exactement le même film mais avec des couples de filles et garçons, et de s’interroger alors sur le bien fondé du « interdit au moins de 16 ans »qui a été infligé à ce film.

Quoi d’autre encore ? Les taiseux seront à leur aise : ces bibelots ne parlent pas ou presque, seuls les corps causent, avec passion, joie et grâce lorsque l’amour est là, de manière quasi chorégraphique.

Au début, le dispositif, quoique surprenant, vous séduirait presque. L’os, c’est que le film dure 2H20 sur un synopsis épais comme une feuille de papier cigarette ; impossible d’éviter qu’il n’apparaisse comme lourdement artificiel, quand il ne frise pas franchement le ridicule.

Alors notre attention se porte rapidement sur les détails :

 

-         c’est un vrai défilé de mode, t’as vu, il change de fringue à chaque séquence ?

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-         par contre, il ne change pas souvent de slips.

-         si, regarde mieux. J’aimerais bien la chemise que Jonas porte s’il n’y avait pas cet écusson avec le numéro 20.

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-         je t’assure,  il change moins souvent de slips que de chemises

-         il va y avoir une liste interminable d’annonceurs « placements de produits » au générique de fin

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-         c’est un beau plan que ce plan éloigné des deux garçons dans les gradins, regarde ! Celui qui a le cœur qui saigne a un tee-shirt et un sac rouge, l’autre qui ne l’aime plus est habillé en bleu, une couleur froide.

-         le réalisateur doit travailler dans la pub. (Vérification faite, apparemment non)


P.S. Lorsque nous sommes sortis, seuls restaient dans la salle deux jeunes garçons qui s’embrassaient avec fougue. En voilà au moins deux que le film avait inspiré !

 

 

 


 

La petite critique qui nous y a envoyé : http://www.telerama.fr/el cielo dividido

Le « papier » de Thomas Sotinel : http://www.lemonde.fr/el cielo dividido

Le « post » d’Olivier à l’occasion du festival gay et lesbien de Grenoble : http://psykokwak.livejournal.com/

Quelques perles dans cet article dithyrambique : http://www.cinema-france.com/el-cielo-dividido.html

 

Bande-annonce

http://www.premiere.fr/bandes-annonces/video/el-cielo-dividido-ext-1

 


Rédigé par Thomas Querqy

Publié dans #danse, #culture gay, #ciné-séries

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O
Je ne suis pas très "danse", certainement parceque je n'aime pas danser. Il m'arrive d'aller voir des spectacles de danse, hum, hum c'est souvent l'occasion d'admirer de jolis corps dénudés ! Mais je n'accroche pas vraiment à se langage.Je te rejoins totalement sur le critère de laideur des boliviens, on a l'impression que la Pachamama a bâclé le travail et n'a pas peaufiné ses ouailles.Peut être parce qu'ils n'ont pas eu la chance d'être un tant soit peu métissé. En cela les mexicains ont profité du mélange avec les européens (espagnols). Chez les péruviens ont trouve quelques specimens de beauté mais somme toute assez rare. Je dois reconnaitre n'avoir pas souvent détourné la tête lors d'un séjour en terre inca.J'ai lu l'effarante interdiction aux mineurs du film El cielo.. . il en eu été autrement s'il sagissait d'un film "hétérote". La longueur et lenteur du film avaient également découragé un nombre certain de spectateurs au festival du film gay de Grenoble.
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T
La danse n'a qu'un langage, celui du corps ; ça lui donne une vocation internationale, et ça fait d'elle un lieu de mélange, de métissage... un lieu qui me fait tourner la tête (pour te citer).<br /> Bien évidemment, il en va dans la vie comme sur la scène, j'y conserve d'indéboulonnables préférences.<br /> Bon dimanche.